édito
02/01/2012

Bonne année au facteur...

Coutume et tradition, l'heure est aux meilleurs voeux et aux souhaits les plus fous, aux ambitieuses résolutions et aux attentes les plus secrètes. Chacun, chacune y vont de leur litanie passionnée ou de leur devoir accompli, de leurs mots sincères ou de leur démarche fastidieuse. Bref, chaque année depuis des lustres, entre les fêtes de fin d'année et les soldes, et plus si affinités, les échanges d'amabilité vont bon train.

Les jolies cartes d'antan dont les granules dorées et les parfums vieillots se perdaient au fond d'enveloppes affranchies, laissent de plus en plus leur place aux sms sans saveurs ou aux mails groupés. Au fond, je me dis que ces petites cartes de voeux que nous recevions alors et qui chargeaient la besace des facteurs, me manquent parfois.

Je me souviens des réactions de ces facteurs se plaignant des surpoids de leur cargaison éphémère, de leurs conditions de travail difficiles et de tant d'autres récriminations de circonstance... J'en veux à ces facteurs qui n'ont pas su apprécier cette époque bénie où la Poste représentait un Service Public de qualité, très loin de l'usine à gaz de nos temps modernes. Ces facteurs ont disparu en même temps que les cartes de voeux, le courrier traditionnel, les catalogues de La Redoute ou des 3 Suisses. Et c'est bien là, le drame de l'ère de la mondialisation que certains nous disent incontournable, fantastique, prometteuse... pour qui?

J'en veux aux syndicats qui bloquaient les chaines de montage de notre industrie automobile et donnaient alors déjà envie aux clients de se tourner vers les modèles étrangers livrés en temps et en heure. La France, Pays des droits de l'Homme et Patrie de l'impasse sociale, a vécu, vaincue par une puissance patronale qui s'est adaptée et a préféré délocaliser ses activités vers des contrées moins
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