Une fois de plus, le RAV4 grandit. Il prend 20 cm en longueur. Il est aussi plus large de 3 cm et plus bas de 2,5 cm.
Quand on est le premier de la classe, on aime lire les bonnes appréciations sur le bulletin de notes. Mais au milieu, il y a toujours un professeur qui joue les rabat-joie. Celui qui, au lieu de vous féliciter, vous rappelle qu'on peut chuter à tout moment, qu'il faut rester prudent et que rien n'est vraiment gagné. Sur le coup, on n’apprécie guère un conseil comme cela, pas vraiment chaleureux. Pourtant, il est nécessaire. On aurait pu ainsi le souffler à Toyota à propos de son RAV4. Le japonais est ainsi fier de rappeler qu'il a créé le segment des SUV compacts avec ce modèle, dont la première génération est apparue en 1994. Le RAV4 est longtemps resté roi de la catégorie. Jusqu'au moment où européens et coréens se sont lancés dans la bataille. Le RAV4 s'est trouvé vite relayé au second plan et sa dernière mouture, la troisième, lancée en 2005, a été malmenée. Voilà ce qui arrive quand on se repose trop sur ses lauriers. Le japonais a payé le fait de proposer un modèle au style consensuel et à la finition moyenne.
La quatrième mouture veut donc remettre les pendules à l'heure. Toyota est sûrement conscient que le RAV4 ne sera plus en tête des ventes sur le Vieux Continent mais peut l'être à l'échelle mondiale. Pour réussir, il compte se servir de sa légitimé tirée de son ancienneté, certes, mais il va surtout jouer la carte du style. Après une version trop mollassonne, place à un RAV4 plus agressif. Cela se fait néanmoins à la manière de Toyota. La silhouette est plus dynamique oui, mais ne verse jamais dans l'exubérant pour marquer les esprits. Le but est toujours de plaire au plus grand nombre quand même ! Mais l'auto est moins timide et gagne en personnalité. Elle reprend le nouveau visage Toyota, inauguré récemment par la dernière Auris et reprise par le monospace Verso restylé. On retrouve ainsi la nouvelle calandre, constituée de deux entrées d'air qui entourent le logo. Dans leur prolongement sont dessinées les optiques.
De manière générale, le dessin se veut plus athlétique. On remarque ainsi que les épaules sont marquées et que des arrêtes dessinent bien les angles de l'auto. Les formes sont plus solides, en témoigne le hayon aligné avec les ailes arrière. Quelques traits font penser à des Ford. Une remarque qui vaut ainsi pour le dessin de la custode ou les feux, qui débordent sur les flancs. Une fois de plus, le RAV4 grandit. Il prend carrément 20 centimètres. La quatrième génération mesure ainsi 4,57 mètres. On est loin des 3,69 mètres de l'original ! Le millésime 2013 se débarrasse définitivement de la roue de secours placée sur le coffre. Finie aussi la porte battante pour accéder à la malle. L'ouverture est classique, elle peut même être assistée électriquement. Le volume de chargement est de 547 litres. 100 litres de plus sont cachées sous le plancher. On peut rabattre facilement la banquette selon le schéma 60/40. A savoir que les dossiers sont inclinables.
Si Toyota a su proposer un RAV4 plus sexy, pas sûr qu'il ait entendu les nombreuses critiques concernant la qualité. Découvrir la planche de bord en images fait apparaître chez nous quelques craintes à propos des matériaux utilisés et il semblerait que celles-ci se confirment en réel, d'après les premiers échos en provenance des allées du Salon de Los Angeles. Soyons clairs, c'est une grosse erreur de la part de Toyota. La clientèle européenne porte une attention toute particulière à cet aspect et elle pourrait bouder l'auto pour cette seule raison. Le RAV4 se rattrape en proposant une présentation originale et une ergonomie sans gros souci. Les commandes sont ainsi placées, à portée de main. On aime par exemple les boutons de climatisation inclinés. Toyota annonce aussi que les rangements sont plus nombreux et que la position de conduite est plus confortable. Le conducteur est assis un peu plus bas et le volant est moins vertical.
Sous le capot, on retrouvera au lancement trois moteurs. Pour les amateurs d'essence, il y a un 2.0 de 151 ch, proposé avec une boîte manuelle 6 rapports ou une CVT à variation continue. Pour le diesel, le choix se fait entre un 2.0 de 124 ch et un 2.2 150 ch. Ils sont tous deux associés à une manuelle 6 rapports. Seul le plus gros est disponible avec une CVT. Tous les RAV4 sont dotés d'office de la transmission intégrale, sauf les modèles 2.0 diesel, uniquement commercialisés en traction.
On ne sait pas encore quand sera commercialisée l'auto en France. Selon toute vraisemblance, elle devrait faire une première apparition européenne à Genève en mars prochain, et sera lancée dans la foulée.
On ne sait pas encore quand sera commercialisée l'auto en France. Selon toute vraisemblance, elle devrait faire une première apparition européenne à Genève en mars prochain, et sera lancée dans la foulée.

Berline
Toyota RAV4

Mercedes classe E restylée



