"Mon étape canadienne m’a beaucoup aidé"
Après 10 ans de compagnonnage qui l’ont amené à voyager à travers la France mais aussi un peu partout dans le monde, Cédric est parti en Australie où c’était globalement plus facile qu’au Canada. Le jeune homme de 26 ans, se souvient : "Au Canada, je suis arrivé pendant la crise avec un anglais scolaire. Je n’avais pas d’expérience professionnelle canadienne. De plus, dans mon métier j’utilise quotidiennement les unités de mesure, le millimètre en l’occurrence. Au Canada, beaucoup d’entreprises travaillent avec les Etats-Unis donc en pouces." Cédric a mis trois mois avant de trouver du travail, mais il a trouvé. Fort de cette expérience canadienne, Cédric a pu trouver facilement du travail en Australie où cette fois on parle presqu’exclusivement "en métrique".
Ses débuts en Australie
Cédric a mis moins d’une semaine à trouver du travail en Australie. Pour lui, la clé de la réussite, c’est d’être "compétent, mobile et bilingue". Arrivé à Sydney un jeudi, Cédric pose ses valises dans une auberge de jeunesse. "C’est sympa et pas cher", rétorque t-il. Il est confiant. Vendredi, il s’occupe de quelques formalités et s’achète un portable. "Il me fallait un numéro de téléphone pour être joignable par des employeurs potentiels", explique t-il. Autre formalité pour être en règle vis-à-vis de l’administration fiscale australienne, Cédric demande un "Taxe file number". Dimanche matin, il envoie dix mails de motivation dans les dix premières entreprises intéressantes qu’il a trouvées dans l’annuaire. Dès lundi, il reçoit cinq réponses. Mardi, il passe deux entretiens et mercredi, il commence à travailler.
"Il faut avoir des compétences"
En règle générale, les jeunes qui viennent travailler en Australie pour parfaire leur anglais, se tournent vers la restauration ou la cueillette des fruits. Cédric, lui, préfère trouver du travail dans sa branche. "Si tu es compétent dans ton métier, que tu parles anglais et que tu es prêt à bouger, tu peux toujours trouver du travail en Australie » reprend Cédric, "et puis, il y a quelques bons plans en Australie". Cédric a eu vent que travailler dans l’industrie minière peut être très rentable. Un bon nombre de personnes hautement qualifiées n’hésitent pas à se reconvertir pour travailler dans les mines et gagner plus. Ils sont logés, nourris et blanchis pour deux semaines en général puis repartent chez eux… plus riches. Cédric a préféré trouver un travail stable et une colocation, bref, une vie sociale normale. Il passera près de six mois à Newcastle près de Sydney où il a pu profiter des "Ocean Bath", une piscine à l’eau de mer qui se remplit au fur et à mesure des marées.
Le temps des visites
Cédric accueille ensuite ses parents pendant un mois. Ce sera l’occasion pour tous les trois de longer la côte australienne de Sydney à Melbourne. Des "Blue mountains" ou montagnes bleues tenant leur nom des reflets bleus créés par l’évaporation de l’huile des arbres d’eucalyptus, à Jervis Bay qui est une plage de sable fin et blanc, à Lakes entrance, une station touristique où il y a parfois des vagues impressionnantes, au parc naturel de Wilsons Promontory, où l’on peut voir des kangourous, des koalas et autres animaux typiques, en passant par Phillip Island et son spectacle de pingouins nains, nos trois compatriotes en prennent plein la vue. Ils terminent leur périple à Melbourne où se déroule à ce moment-là l’Open d’Australie. Ils observent même les joueurs de tennis du haut de "Eureka Tower", la tour la plus haute de l’hémisphère sud. Elle domine la ville du haut de ses 300 mètres. Ses parents retournent ensuite en France. Cédric repart direction Adélaïde par la "Great Ocean Road", route qui longe sur 243 kms la côte sud-est de l’Australie et qui a été construite par des soldats de la première guerre mondiale. Pour les cinq mois qui lui restent Cédric trouve un emploi, toujours dans son domaine, mais plus axé sur la recherche.
Conclusion
Selon Cédric, les australiens sont « relax » et plutôt cool. Ceux-ci disent qu’il faut être courageux pour vivre en Australie entre les requins, les araignées, les méduses, les crocodiles et les serpents. "Sur les 20 serpents les plus venimeux au monde, 14 espèces vivent en Australie", a retenu Cédric. Le danger en Australie, c’est aussi le soleil. De nombreuses campagnes de prévention contre le cancer de la peau sont lancées à travers tout le pays. Après cette expérience, la prochaine étape pour Cédric est de faire une demande d’extension de visa pour poursuivre ses aventures chez les "aussie*".
*une appellation qui désigne les australiens
Crédit photo : DR
*une appellation qui désigne les australiens
Crédit photo : DR

Berline
Cédric ou le rêve australien

















