CITROEN... les chevrons en folie !
Après avoir traversé un tunnel sans lendemain et être tombé dans les bas fonds des profondeurs, les chevrons se sont ragaillardis grâce à des thérapies de groupe intensives et des traitements interactifs de tout premier plan. Ressources humaines en ébullition, bureaux de design sur le quai et services marketing enfin à la hauteur de leur mission, tout a été mis en oeuvre à l'interne de PSA pour redonner à Citroën la place qui aurait du toujours être la sienne.
Représentant par excellence le confort, la technologie, l'avant-gardisme et le sérieux, l'ex constructeur du Quai de Javel a failli perdre son âme dans les turbulences des tractations de pouvoirs lors de son transfert physique vers la bonne ville d'Aulnay et structurel dans les antres du géant PSA. Peugeot Citroën ensemble et face à face, l'enjeu était d'importance et il aura fallu plus de 30 ans pour que les chevrons puissent faire valoir leur exceptionnelle brillance. Aujourd'hui, chevrons et lion sochalien ont pris leurs marques, que ce soit au niveau gamme produits, sport ou performances et chacun y va de ses innovations en puisant gaillardement dans la banque d'organes commune, mais en sachant conserver une identité et une personnalité propres à chacun d'entre eux.
Citroën, champion de la pub tous azimuts, personne ne le contestera, surtout pas l'ami Séguéla. C'est aussi grâce à ses campagnes parfaitement mises en scène que le succès de Citroën a repris des couleurs. Aujourd'hui, effet de mode, les chevrons se lancent, eux aussi dans l'aventure de la mobilité électrique, avec la C-Zéro en partenariat avec le complice Mitsubishi. C-Zéro, voilà bien une appellation stupide... existe-il quelque chose en dessous de Zéro, plus bas que Zéro, on tombe de suite dans le négatif... là, force est de reconnaître que le marketing s'est vautré. Déjà que l'allure générale de la voiture donne plus dans la Nano que dans Zoé, la pauvre aurait pu recevoir meilleure griffe de la part de ses géniteurs tout heureux de nous annoncer que C-Zéro correspond à zéro émission, zéro litre de carburant ou zéro pollution sonore... faudra surtout pas oublier de demander l'avis des piétons pour ce dernier point quand il verra débouler le fauve... Pourquoi diable avoir doté la C-Zéro (35000 euros tout de même !!!) d'une ligne moins invalidante quand on sait concevoir une Survolt ? Déjà que les consommateurs ne sont pas tous des fervents de l'électrique, si en plus, on leur fourre des mochetés???
Tiens, voici Lacoste, un autre concept plein air bien comme il faut... De là à voir Lacoste aux 4 coins des villes ou des campagnes, il y a un monde, mais l'idée est intéressante et le produit fort sympathique. Un cocktail entre la Méhari d'hier et les tendances de demain avec un zeste de sport et 2 doigts de bonne humeur... Dans le style décontracte, vacances ou farniente, je prends... Mais ce n'est pas avec une C fusse-t-elle Zéro et des concept-cars que l'on construit une gamme généraliste...
Pour ce faire, Citroën vient de nous gratifier de quelques modèles pleins d'avenir. Entre une C5 enfin mature et digne de son rang et une C3 pleine de vie et bourrée de qualités routières, c'est la nouvelle et élégante C4 qui va désormais assurer le rôle de berline compacte familiale... rien que ça... Pour cette new C4, Citroën a carrément revu sa copie en redonnant à son modèle un soupçon de traditionnel toujours apprécié et surtout un niveau de finition tout à fait exceptionnel. Déjà avec la C5, Citroën visait la concurrence allemande, gageons que pour C4, la cible était la même. Il y a pire comme référence et cela démontre une fois encore la volonté de Citroën de situer parmi les meilleurs... Tant mieux! On passera rapidement sur l'ancien C4 Picasso qui n'a plus les ferveurs de son public. Dommage car chacune des versions (courte et longue) mérite le détour pour peu que la famille soit nombreuse et que le jeu en vaille la chandelle.
Enfin, il y a la gamme DS. Certains ont cru bon relier outrageusement cette appellation à feue la DS de 1955... Une absurdité que l'on pardonnera, tant il faut gratter un bon moment pour s'apercevoir qu'il n'y a pas lieu de comparer quoique ce soit. Cela n'enlève d'ailleurs aucun atout à cette saga DS du 3ème millénaire qui fera date dans le monde automobile. Inaugurée il y a quelques mois déjà avec la succulente DS3 (seule voiture française et même mondiale à pouvoir faire la pige à cette satanée Mini), c'est aujourd'hui une DS4 qui nous est offerte. Une sorte de coupé 5 portes dans le style Giulietta (enfin, c'est l'esprit!) magnifique, parfaitement dessinée et même sculptée, une sorte d'ode au luxe et au raffinement, rare dans ce segment où la concurrence multiple joue des coudes.
Juste pour revenir sur la DS3 quelques instants, cette dernière va bénéficier cette année d'une sacrée ambassadrice avec la DS3 WRC, remplaçante de la C4 WRC. Une DS3 dévoreuse de spéciales qu'elles soient sur terre ou sur asphalte qui, aux mains du duo Loeb-Elena se lancera dès la saison prochaine à l'assaut d'un 8ème titre pour ces virtuoses du rallye. Contrairement à Renault, Citroën ne met pas tous ses œufs dans le même panier. La future DS5 qui coiffera (provisoirement?) la gamme DS recevra une motorisation Hybrid4 que l'on a déjà vue sur le 3008 de chez Peugeot.
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