Afin de redorer son nouveau lion et tenter de se positionner parmi les meilleurs constructeurs du monde, Peugeot met les petits plats dans les grands et surprend une clientèle pas forcément habituée à de tels écarts de la part d'un constructeur auto dont le conservatisme légendaire a souvent été une ligne de conduite ultra bright.
C'est à n'en point douter, la surprise de l'année! Du côté de Sochaux, les designers s'en sont donnés à cœur joie..., enfin presque... Il fallait bien que le conservatisme de la maison Peugeot paralyse une fois de plus les traits de crayon aventureux de certains artistes en verve.
Esthétiquement réussie, élégante et fluide, le dernier coupé de Billancourt arbore cette vague qui, comme un frisson la parcourt des feux avants à la malle arrière en épousant les passages de roues et soulignant les portières d'un joli trait de plume. Une vraie vague de surf. Mais il est vrai que la marque au losange a eu du temps pour plancher sur la table à dessin et peaufiner ce coupé, le seul, l'unique depuis la Renault Fuego des années 80.
Pour se différencier de la Mégane berline, le coupé se présente sous une allure virile et un caractère plus trempé. Sa mission est de réinstaller le losange dans le cercle très fermé des petits bolides civilisés dans lequel vont se friter le nouveau Scirocco de VW, le TT de Audi et quelques autres furieuses vitaminées. Bienvenue donc au club de la passion automobile et du bonheur d'être au volant d'une auto non dénuée d'intérêt.