Le Captur pousse la Modus vers la sortie. Les Lois du marché ont parlé : le crossover est plus à la mode que le monospace
Annoncé fin 2010 avec le concept DeZir, le nouveau style de Renault est devenu une réalité avec l'arrivée dans les concessions il y a quelques mois de la Clio IV. Entre temps, plusieurs études nous ont montré comment les nouveaux codes pouvaient s'adapter à différentes carrosseries. Il y a eu ainsi en mars 2011 le crossover Captur. A cette époque, les têtes pensantes de Renault étaient bavardes et promettaient un bel avenir à ce proto. Il fallait bien envoyer des signes encourageants, la marque étant au fond du gouffre. On nous avait alors dit que l'époque des concepts gratuits était révolue et que l'équipe de designers qui bossait sur l'étude travaillerait aussi sur la voiture de série qui en découle. Sauf que pour le nouveau petit SUV de Renault, un bon bout de l'équipe a dû se perdre en chemin !
Ceux qui se souviennent du concept seront forcément déçus. Les autres auront sûrement un avis plus neutre. Alors attention, le Captur de 2013 n'est pas un raté esthétique. On est loin de l'ère Ghosn où il fallait faire consensuel. Mais la silhouette s'est beaucoup assagie. Dommage, l'auto aurait eu plus de personnalité si elle avait conservé l'air de petit buggy du concept. Oublions donc les ailes gonflées, les épaules très marquées, le vitrage latéral réduit. Renault aurait pu quand même garder le pare-brise enroulé, un élément de style inconnu dans sa gamme.
Face aux mécontents, Renault avancera que de nombreux petits détails ont été repris. L'ensemble phare-calandre est proche, les bas de caisse aussi tout comme la forme du bouclier avant. On peut même dire que le dessin des jantes est directement inspiré par le concept ! De plus, on retrouve la couleur orange. D'ailleurs, celle-ci met bien en valeur les galbes de l'auto. Les flancs ont fait l'objet d'un soin tout particulier et il faut reconnaître que le résultat est séduisant. Petite originalité, le Captur ose la carrosserie bicolore, avec des montants et un toit peints en beige.
Face aux mécontents, Renault avancera que de nombreux petits détails ont été repris. L'ensemble phare-calandre est proche, les bas de caisse aussi tout comme la forme du bouclier avant. On peut même dire que le dessin des jantes est directement inspiré par le concept ! De plus, on retrouve la couleur orange. D'ailleurs, celle-ci met bien en valeur les galbes de l'auto. Les flancs ont fait l'objet d'un soin tout particulier et il faut reconnaître que le résultat est séduisant. Petite originalité, le Captur ose la carrosserie bicolore, avec des montants et un toit peints en beige.
Désormais, on est fier d'avoir une Renault. L'immense logo à l'avant est là pour le montrer ! Curieusement, il n'y a pas le nom de la voiture gravé en dessous, comme c'est le cas pour la Clio. En revanche, comme cette dernière, on trouve les incontournables LED pour les feux de jour. Mais elles semblent un peu rajoutées à la va vite. Dommage que Renault ne cherche pas à faire des efforts pour les signatures lumineuses de ses autos. Visuellement, l'auto semble compacte. Remarquez, c'est normal, elle mesure 4,12 mètres de longueur. Mais un Peugeot 2008, qui fait seulement 4 centimètres de plus, fait beaucoup plus grand. Du moins sur le papier, on a donc hâte de les confronter en réel.
Bonne surprise à l'intérieur, Renault n'a pas joué les économies d'échelle en reprenant l'intégralité de la planche de bord de la Clio. Il y a bien des éléments communs, comme les aérateurs latéraux, les commandes de la climatisation ou le dessin des compteurs. Mais ceux-ci sont placés dans un logement spécifique. La console centrale est inédite. Les aérateurs viennent se placer autour. Tout ceci fait penser à des productions coréennes ! Renault annonce que de nombreuses possibilités de personnalisation sont programmées.
Bonne surprise à l'intérieur, Renault n'a pas joué les économies d'échelle en reprenant l'intégralité de la planche de bord de la Clio. Il y a bien des éléments communs, comme les aérateurs latéraux, les commandes de la climatisation ou le dessin des compteurs. Mais ceux-ci sont placés dans un logement spécifique. La console centrale est inédite. Les aérateurs viennent se placer autour. Tout ceci fait penser à des productions coréennes ! Renault annonce que de nombreuses possibilités de personnalisation sont programmées.
Ce que Renault ne dit pas clairement, c'est que le Captur pousse la Modus vers la sortie. Le nouveau venu doit donc, sous une robe plus sexy, proposer les atouts d'un petit monospace. Sans donner de détail, le losange annonce une bonne modularité et de nombreux rangements. On en remarque un au dessus de l'écran de la tablette tactile intégrée R-Link. Celle-ci est complétée par un système audio 6 HP, avec fonctions Bluetooth et audio-streaming. De série, le Captur sera équipé d'une carte mains libres et de la caméra de recul.
Une fois de plus dans le monde des crossovers, l'auto ne sera pas disponible avec une transmission intégrale. Renault ne propose aucun dispositif pour améliorer un tant soit peu la motricité. A moins qu'il en garde le secret jusqu'à la révélation complète de l'auto lors du salon de Genève. C'est à ce moment là que la marque communiquera davantage sur la gamme de motorisations. Pour l'instant, on sait juste que les émissions de C02 débuteront à 96 g/km. Après, on ne devrait pas avoir beaucoup de surprises. On retrouvera les moteurs de la Clio IV, comme le 3 cylindres 0.9 turbo de 90 ch, le 1.2 TCe de 120 ch et le 1.5 dCi en 90 ch. Des versions avec Stop and Start et d'autres avec la boîte de vitesse robotisée double embrayage EDC sont à attendre.
Le Captur sera fabriqué dans l'usine espagnole de Valladolid.
Le Captur sera fabriqué dans l'usine espagnole de Valladolid.

Berline
Renault Captur




















Peugeot 2008



