Le cabriolet, inventé avant l’automobile
Créé en Italie au XVIIIème siècle, le cabriolet est alors une voiture à deux roues reposant sur un cheval. Il ne permet de transporter que deux voyageurs. Muni d’une capote, il est possible de l’escamoter lorsque le temps le permet. Le cabriolet a connu un franc succès tout au long du XVIIIème à Paris. C’était l’unique moyen de locomotion à l’époque. Denis Papin, inventeur français, connu pour ses travaux sur les machines à vapeur au XVIIème siècle, a contribué à la naissance en 1873 du premier véhicule à vapeur nommé « L’obéissante » d’Amédée Bollée – les Bollée étaient constructeurs automobiles de père en fils. Mais la vapeur ne résiste pas à la concurrence du moteur à explosion inventé plusieurs années auparavant par l’ingénieur belge Etienne Lenoir. C’est un moteur à deux temps avec pour carburant du gaz de houille. Le moteur à implosion bouscule les traditions et révolutionne les professions d’artisans-carrossiers. La traction animale devient mécanique.
De 1900 à 1973
A partir de 1900, toutes les marques se lancent dans l’aventure du cabriolet. Du Phaeton à la Torpedo, c’est une véritable révolution. Dans les années 30 jusqu’en 1944, la guerre marque une pause dans les innovations industrielles en matière de cabriolet. Puis dans les années 50 à 68, après les privations viennent les temps de joie. Les amateurs de soleil et de liberté sont servis avec des cabriolets qui détonnent. A la fin des années 70, des modifications plus sécuritaires sont imposées par les américains. Les constructeurs ralentissent alors la production de cabriolets - qui sont jugés trop vulnérables - car la mise aux normes est trop coûteuse. La crise pétrolière de 1973 passe par là et cause beaucoup de tracas aux constructeurs qui vendent davantage de petites voitures beaucoup plus économiques.
Le retour des cabriolets dans les années 90
Ce n’est qu’en 1990 que les cabriolets reviennent en force sur le marché mondial de l’automobile. Toutes les classes sociales peuvent y goûter. Il y en a pour tous les prix. De nos jours, le cabriolet (parfois appelé décapotable) est une voiture ouverte et qui se découvre grâce à une capote en toile ou un toit en dur escamotable. Le plus souvent, c’est un dérivé de berline ou de coupé. Le marché du cabriolet a été chambardé par l’arrivée des « CC » ou Coupés-Cabriolets. Les « CC » sont équipés d’un toit en dur dont la manœuvre est motorisée. On a alors deux véhicules en un : un cabriolet dès que le soleil pointe le bout de son nez et une vraie voiture en cas de mauvais temps.
Conclusion
Roadster pour les anglais, Spider pour les italiens, Convertible pour les américains, Cabriolet pour les français, le plaisir de rouler est le même pour tous ! De nombreux constructeurs se penchent sur de nouveaux modèles pour faire rêver les générations à venir. Le cabriolet reste cependant une voiture de rêve et marginale. En 1968, une citation dans le Monde par un certain Olivier Masli explique : « La bagnole par excellence, c’est la familiale… Le cabriolet, c’est la folie. La familiale, c’est la raison. On couche un soir avec une « Triumph » mais on épouse une « 404 » pour la vie. »

Berline
Les cabriolets











