Il y a un peu plus d'un an, ici, dans ces mêmes colonnes, je vous annonçais qu'Aulnay allait fermer. Que de courriers malveillants, de messages antipathiques, d'insultes saisissantes pour avoir osé dire et surtout écrire, une vérité qui, déjà à l'époque, était d'une si rare évidence. Point de pouvoir visionnaire dans tout cela, simplement l'analyse cartésienne d'une situation économique et sociale dans laquelle la boue a du mal à se mélanger avec la mélasse. Une situation créée de toutes pièces par les fins limiers de la Finance pour qui, jongler d'une démocratie à l'agonie vers une dictature moribonde n'a jamais entrainé le moindre état d'âme. Ne cherchez pas la morale dans ces caniveaux d'eaux troubles, cela fait belle lurette que les puritains fortunés l'ont jetée avec l'eau du bain.
Juste quelques semaines après les deux tours affligeants de la Présidentielle d'une part et les méandres obscures des Législatives d'autre part, au moment où les travailleurs et travailleuses chers à la belle Nathalie et au gentil Poutou bénéficient de leurs congés payés gagnés de haute lutte, voilà que Peugeot, encore et toujours, dégaine et menace stoïquement de fermer l'usine d'Aulnay. Quitte à faire le buzz, côté de la Grande Armée, on pousse même le bouchon un peu plus loin, en gommant des effectifs nationaux quelques 8000 salariés piochés un peu partout, sans compter les sous-traitants, les intérimaires, les commerçants et artisans locaux, la liste est longue. On ne sait jamais, quitte à faire des promesses qu'ils ne tiendront bien évidemment pas, les monarques du lion se verraient bien, une fois encore, empocher honteusement quelques milliards d'euros au titre de compensation gouvernementale, pour retarder certaines échéances et calmer provisoirement l'opinion publique, un brin agacée. Ce serait toujours ça de pris, sans pour autant revenir, à terme, sur leur forfaiture.
Juste quelques semaines après les deux tours affligeants de la Présidentielle d'une part et les méandres obscures des Législatives d'autre part, au moment où les travailleurs et travailleuses chers à la belle Nathalie et au gentil Poutou bénéficient de leurs congés payés gagnés de haute lutte, voilà que Peugeot, encore et toujours, dégaine et menace stoïquement de fermer l'usine d'Aulnay. Quitte à faire le buzz, côté de la Grande Armée, on pousse même le bouchon un peu plus loin, en gommant des effectifs nationaux quelques 8000 salariés piochés un peu partout, sans compter les sous-traitants, les intérimaires, les commerçants et artisans locaux, la liste est longue. On ne sait jamais, quitte à faire des promesses qu'ils ne tiendront bien évidemment pas, les monarques du lion se verraient bien, une fois encore, empocher honteusement quelques milliards d'euros au titre de compensation gouvernementale, pour retarder certaines échéances et calmer provisoirement l'opinion publique, un brin agacée. Ce serait toujours ça de pris, sans pour autant revenir, à terme, sur leur forfaiture.
Car à l'Elysée comme à Matignon, on crie au scandale, on éructe, on tempête, on vocifère. On ne nous dit pas tout. Pourquoi nous et maintenant? Stupeur, vous l'avez compris dans les sphères du pouvoir, toute de circonstance et de mauvaise foi revêtue, puisqu'il ne vient à l'esprit d'aucun que les RG ne savaient pas. Et toujours la même opinion publique, troublée, choquée, abattue, les medias qui s'emballent, s'enflamment et tiennent le feuilleton de l'été, une manne dans ces périodes estivales durant lesquelles, même les chiens écrasés ne font pas recette.
Pour un peu, on en oublierait presque les vrais responsables, nos grands penseurs syndicalistes qui remontent au créneau, trop contents, eux aussi, de trouver à si peu de frais, une énième raison d'être. Car le mal n'est pas d'hier. La situation que l'on vit aujourd'hui est le fruit d'une politique syndicale à double débrayage. Et les voilà, de nouveau, comme au bon vieux temps, arrosant copieusement le brasier d'huile nauséabonde, menaçant les patrons de faire grève, les politiques, de sanctions, les Français, de chaos. Nous voici revenus dans les années 70, où CGT and Co faisaient la pluie et le beau temps dans les chaînes de montage de nos usines automobiles. Quand les OS de chez Renault étaient enrhumés, la France était malade. C'était le temps des conflits sociaux sans fin, déjà, le temps des grèves, toujours. En France, on fait grève avant de discuter pendant que de l'autre côté des frontières, surtout côté Germanie, on discute bien avant et on règle les problèmes quand ils se présentent.
Pour un peu, on en oublierait presque les vrais responsables, nos grands penseurs syndicalistes qui remontent au créneau, trop contents, eux aussi, de trouver à si peu de frais, une énième raison d'être. Car le mal n'est pas d'hier. La situation que l'on vit aujourd'hui est le fruit d'une politique syndicale à double débrayage. Et les voilà, de nouveau, comme au bon vieux temps, arrosant copieusement le brasier d'huile nauséabonde, menaçant les patrons de faire grève, les politiques, de sanctions, les Français, de chaos. Nous voici revenus dans les années 70, où CGT and Co faisaient la pluie et le beau temps dans les chaînes de montage de nos usines automobiles. Quand les OS de chez Renault étaient enrhumés, la France était malade. C'était le temps des conflits sociaux sans fin, déjà, le temps des grèves, toujours. En France, on fait grève avant de discuter pendant que de l'autre côté des frontières, surtout côté Germanie, on discute bien avant et on règle les problèmes quand ils se présentent.
Car ce que nos syndicats français n'ont pas compris ou feignent de ne pas comprendre, c'est que la mondialisation a mis à sac la quasi totalité des frontières, que les biens et les personnes circulent désormais en toute liberté et que les technologies modernes numériques vont bien plus vite que les votes parlementaires. Aujourd'hui, il suffit de très peu de choses et moins encore pour enclencher en Turquie ou ailleurs, une production en chaîne, d'un modèle délocalisé. Alors, pour les financiers qui gèrent, à distance, la rentabilité et le bien être de leurs actionnaires, rayer une usine sur une carte, ne laisse aucun remords, surtout quand l'esprit contestataire chronique règne à bord. Ils sont programmés pour faire ce sale boulot qui les fait grimper au rideau. C'est leur job, ils sont tombés dedans quand ils étaient petits et ne sortiront plus jamais de leur chaudron. Et franchement, comment pourraient-ils avoir envie de préserver la France, terre de conflit social par excellence, où rien n'est simple. "Et puis, ces ouvriers français qui rouspètent tout le temps et ne pensent qu'aux vacances, vraiment, ils sont insupportables."
Alors que la décision de délocaliser les productions hors de nos frontières grondent et menacent, nos syndicats lancent des grèves et des mouvements, histoire de conforter les décideurs dans leur choix de ne plus donner aucun crédit à notre industrie. Ils tombent stupidement dans le piège de ces Financiers qui ont créé de toute pièce la mondialisation pour acquérir une liberté totale et pouvoir se dégager des menaces, pressions des travailleurs à la solde de leurs syndicats. Grâce à cette arme redoutable de la délocalisation, ils ne sont plus sous le joug de puissances syndicales destructrices d'emplois sur le long terme et de désordre social. A trop vouloir tirer sur la ficelle, elle a cassé sous le poids d'une protection sociale largement au dessus de nos moyens. Notre déficit en est la triste réalité. Il fait meilleur ailleurs pour établir des productions industrielles socialement sereines. Aujourd'hui, grâce à l'informatique, à la téléphonie, à internet, aux réseaux, aux satellites, tout est devenu possible. Alors, franchement, pourquoi fabriquer en France, terre sociale par excellence où l'on a fait croire à des millions de gens qu'on pouvait raser gratis. C'était bien avant qu'il fallait réagir intelligemment, aujourd'hui, la balle est tombée dans le cas d'en face: trop tard! L'arroseur est arrosé.
Alors que la décision de délocaliser les productions hors de nos frontières grondent et menacent, nos syndicats lancent des grèves et des mouvements, histoire de conforter les décideurs dans leur choix de ne plus donner aucun crédit à notre industrie. Ils tombent stupidement dans le piège de ces Financiers qui ont créé de toute pièce la mondialisation pour acquérir une liberté totale et pouvoir se dégager des menaces, pressions des travailleurs à la solde de leurs syndicats. Grâce à cette arme redoutable de la délocalisation, ils ne sont plus sous le joug de puissances syndicales destructrices d'emplois sur le long terme et de désordre social. A trop vouloir tirer sur la ficelle, elle a cassé sous le poids d'une protection sociale largement au dessus de nos moyens. Notre déficit en est la triste réalité. Il fait meilleur ailleurs pour établir des productions industrielles socialement sereines. Aujourd'hui, grâce à l'informatique, à la téléphonie, à internet, aux réseaux, aux satellites, tout est devenu possible. Alors, franchement, pourquoi fabriquer en France, terre sociale par excellence où l'on a fait croire à des millions de gens qu'on pouvait raser gratis. C'était bien avant qu'il fallait réagir intelligemment, aujourd'hui, la balle est tombée dans le cas d'en face: trop tard! L'arroseur est arrosé.
Mais comme si ça ne suffisait pas, nos syndicats continuent de nous bassiner avec leurs recettes passéistes et leurs promesses sans lendemain. Le plus triste dans ces histoires, qui ne manqueront pas de se multiplier dans les prochains mois et années, c'est qu'ils entrainent les travailleurs et travailleuses, séduits par les douces tirades et mélodieuses complaintes qu'ils aiment entendre comme pour se préserver d'un futur qu'ils savent écrit d'avance. Une sorte de refrain anesthésiant pour qu'ils puissent mourir heureux. Abuser des faibles devrait être répréhensible et les promesses électorales non tenues devraient être sévèrement punis par la loi.
Si les délocalisations sont aujourd'hui monnaie courante, ce n'est pas parce que la production mondiale est en berne ou que la crise sévit. Sinon, à quoi cela servirait-il de délocaliser une production? Les syndicats n'assument pas leur vraie mission, ni face aux patrons qu'ils combattent systématiquement, alors que sans eux et leurs goûts du risque, aucune entreprise ne verrait le jour, ni face aux travailleurs qu'ils embarquent dans des conflits dont ils sortiront anéantis. Les syndicats seraient bien avisés de revoir leur copie en assumant ce pour quoi leurs responsables sont largement rémunérés: défendre l'entreprise au sens large du terme. Cela commence par des concertations intelligentes et constructives avec les patrons et pas seulement en conseil d'administration dont on sait par expérience que tout est joué d'avance, souvent, d'ailleurs, avec la complicité syndicale qui y trouve son compte.
La France, pour survivre, a besoin d'air. Les solutions de produire français existent, y compris dans notre milieu automobile. Fabriquer une voiture coûte 19 heures de main d'oeuvre humaine en moyenne. Un rapide calcul... en France, moyenne du coût horaire autour de 34 euros, l'équivalence dans les "Pays de l'Est", disons autour de 6 euros, une différence de 28 euros, soit un surcoût arrondi à 500 euros pour une voiture qui serait produite à Aulnay, par exemple. Le décompte n'est pas fini, car il y a les frais de transport. Plus coûteux de livrer un véhicule en France, à partir de Trnava ou de Pitesti, qu'à partir d'Aulnay. Voilà que nos 500 euros commencent à fondre sérieusement au soleil de la raison. Ajoutez à ce calcul, l'économie réalisée sur les indemnités chômage que les allocataires ne touchent plus puisqu'ils ont retrouvé un emploi, l'argent des salariés injectés dans la consommation pour le plus grand bien des artisans du crû, commerçants et autres acteurs de la vie économique et la boucle est largement bouclée, les matheux diraient CQFD.
Qui a dit que les solutions n'existaient pas? Contrairement à leur rôle statutaire, les syndicats sont devenus des entraves à l'essor économique de notre Pays. Le climat délétère qu'ils savent répandre dans nos industries en semant le trouble et parfois le chaos, répulse les investisseurs et les financiers qui ont malheureusement su se rendre indispensables et qui ont désormais tout loisir de faire la pluie et le beau temps aux 4 coins de la planète. Pendant que dans nos contrées, on se concentrait uniquement sur nos privilèges et nos acquis, à quelques heures de chez nous, dans des pays que l'on dit émergeants, les tenanciers du Monde préparaient le XXIème siècle au nez et à la barbe des syndicats occidentaux qui n'ont rien vu venir... Rien vu, pas si sûr.... car, que deviendraient-ils, si tout allait bien...? Pointer au chômage..., un comble!
Si les délocalisations sont aujourd'hui monnaie courante, ce n'est pas parce que la production mondiale est en berne ou que la crise sévit. Sinon, à quoi cela servirait-il de délocaliser une production? Les syndicats n'assument pas leur vraie mission, ni face aux patrons qu'ils combattent systématiquement, alors que sans eux et leurs goûts du risque, aucune entreprise ne verrait le jour, ni face aux travailleurs qu'ils embarquent dans des conflits dont ils sortiront anéantis. Les syndicats seraient bien avisés de revoir leur copie en assumant ce pour quoi leurs responsables sont largement rémunérés: défendre l'entreprise au sens large du terme. Cela commence par des concertations intelligentes et constructives avec les patrons et pas seulement en conseil d'administration dont on sait par expérience que tout est joué d'avance, souvent, d'ailleurs, avec la complicité syndicale qui y trouve son compte.
La France, pour survivre, a besoin d'air. Les solutions de produire français existent, y compris dans notre milieu automobile. Fabriquer une voiture coûte 19 heures de main d'oeuvre humaine en moyenne. Un rapide calcul... en France, moyenne du coût horaire autour de 34 euros, l'équivalence dans les "Pays de l'Est", disons autour de 6 euros, une différence de 28 euros, soit un surcoût arrondi à 500 euros pour une voiture qui serait produite à Aulnay, par exemple. Le décompte n'est pas fini, car il y a les frais de transport. Plus coûteux de livrer un véhicule en France, à partir de Trnava ou de Pitesti, qu'à partir d'Aulnay. Voilà que nos 500 euros commencent à fondre sérieusement au soleil de la raison. Ajoutez à ce calcul, l'économie réalisée sur les indemnités chômage que les allocataires ne touchent plus puisqu'ils ont retrouvé un emploi, l'argent des salariés injectés dans la consommation pour le plus grand bien des artisans du crû, commerçants et autres acteurs de la vie économique et la boucle est largement bouclée, les matheux diraient CQFD.
Qui a dit que les solutions n'existaient pas? Contrairement à leur rôle statutaire, les syndicats sont devenus des entraves à l'essor économique de notre Pays. Le climat délétère qu'ils savent répandre dans nos industries en semant le trouble et parfois le chaos, répulse les investisseurs et les financiers qui ont malheureusement su se rendre indispensables et qui ont désormais tout loisir de faire la pluie et le beau temps aux 4 coins de la planète. Pendant que dans nos contrées, on se concentrait uniquement sur nos privilèges et nos acquis, à quelques heures de chez nous, dans des pays que l'on dit émergeants, les tenanciers du Monde préparaient le XXIème siècle au nez et à la barbe des syndicats occidentaux qui n'ont rien vu venir... Rien vu, pas si sûr.... car, que deviendraient-ils, si tout allait bien...? Pointer au chômage..., un comble!

Berline
La faute aux syndicats


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