édito
17 Juillet 2012

La faute aux syndicats


par Patrick Renzi



La faute aux syndicats
Il y a un peu plus d'un an, ici, dans ces mêmes colonnes, je vous annonçais qu'Aulnay allait fermer. Que de courriers malveillants, de messages antipathiques, d'insultes saisissantes pour avoir osé dire et surtout écrire, une vérité qui, déjà à l'époque, était d'une si rare évidence. Point de pouvoir visionnaire dans tout cela, simplement l'analyse cartésienne d'une situation économique et sociale dans laquelle la boue a du mal à se mélanger avec la mélasse. Une situation créée de toutes pièces par les fins limiers de la Finance pour qui, jongler d'une démocratie à l'agonie vers une dictature moribonde n'a jamais entrainé le moindre état d'âme. Ne cherchez pas la morale dans ces caniveaux d'eaux troubles, cela fait belle lurette que les puritains fortunés l'ont jetée avec l'eau du bain.
 
Juste quelques semaines après les deux tours affligeants de la Présidentielle d'une part et les méandres obscures des Législatives d'autre part, au moment où les travailleurs et travailleuses chers à la belle Nathalie et au gentil Poutou bénéficient de leurs congés payés gagnés de haute lutte, voilà que Peugeot, encore et toujours, dégaine et menace stoïquement de fermer l'usine d'Aulnay. Quitte à faire le buzz, côté de la Grande Armée, on pousse même le bouchon un peu plus loin, en gommant des effectifs nationaux quelques 8000 salariés piochés un peu partout, sans compter les sous-traitants, les intérimaires, les commerçants et artisans locaux, la liste est longue. On ne sait jamais, quitte à faire des promesses qu'ils ne tiendront bien évidemment pas, les monarques du lion se verraient bien, une fois encore, empocher honteusement quelques milliards d'euros au titre de compensation gouvernementale, pour retarder certaines échéances et calmer provisoirement l'opinion publique, un brin agacée. Ce serait toujours ça de pris, sans pour autant revenir, à terme, sur leur forfaiture.

Car à l'Elysée comme à Matignon, on crie au scandale, on éructe, on tempête, on vocifère. On ne nous dit pas tout. Pourquoi nous et maintenant? Stupeur, vous l'avez compris dans les sphères du pouvoir, toute de circonstance et de mauvaise foi revêtue, puisqu'il ne vient à l'esprit d'aucun que les RG ne savaient pas. Et toujours la même opinion publique, troublée, choquée, abattue, les medias qui s'emballent, s'enflamment et tiennent le feuilleton de l'été, une manne dans ces périodes estivales durant lesquelles, même les chiens écrasés ne font pas recette.
 
Pour un peu, on en oublierait presque les vrais responsables, nos grands penseurs syndicalistes qui remontent au créneau, trop contents, eux aussi, de trouver à si peu de frais, une énième raison d'être. Car le mal n'est pas d'hier. La situation que l'on vit aujourd'hui est le fruit d'une politique syndicale à double débrayage. Et les voilà, de nouveau, comme au bon vieux temps, arrosant copieusement le brasier d'huile nauséabonde, menaçant les patrons de faire grève, les politiques, de sanctions, les Français, de chaos. Nous voici revenus dans les années 70, où CGT and Co faisaient la pluie et le beau temps dans les chaînes de montage de nos usines automobiles. Quand les OS de chez Renault étaient enrhumés, la France était malade. C'était le temps des conflits sociaux sans fin, déjà, le temps des grèves, toujours. En France, on fait grève avant de discuter pendant que de l'autre côté des frontières, surtout côté Germanie, on discute bien avant et on règle les problèmes quand ils se présentent.
 

Car ce que nos syndicats français n'ont pas compris ou feignent de ne pas comprendre, c'est que la mondialisation a mis à sac la quasi totalité des frontières, que les biens et les personnes circulent désormais en toute liberté et que les technologies modernes numériques vont bien plus vite que les votes parlementaires. Aujourd'hui, il suffit de très peu de choses et moins encore pour enclencher en Turquie ou ailleurs, une production en chaîne, d'un modèle délocalisé. Alors, pour les financiers qui gèrent, à distance, la rentabilité et le bien être de leurs actionnaires, rayer une usine sur une carte, ne laisse aucun remords, surtout quand l'esprit contestataire chronique règne à bord. Ils sont programmés pour faire ce sale boulot qui les fait grimper au rideau. C'est leur job, ils sont tombés dedans quand ils étaient petits et ne sortiront plus jamais de leur chaudron. Et franchement, comment pourraient-ils avoir envie de préserver la France, terre de conflit social par excellence, où rien n'est simple. "Et puis, ces ouvriers français qui rouspètent tout le temps et ne pensent qu'aux vacances, vraiment, ils sont insupportables."
 
Alors que la décision de délocaliser les productions hors de nos frontières grondent et menacent, nos syndicats lancent des grèves et des mouvements, histoire de conforter les décideurs dans leur choix de ne plus donner aucun crédit à notre industrie. Ils tombent stupidement dans le piège de ces Financiers qui ont créé de toute pièce la mondialisation pour acquérir une liberté totale et pouvoir se dégager des menaces, pressions des travailleurs à la solde de leurs syndicats. Grâce à cette arme redoutable de la délocalisation, ils ne sont plus sous le joug de puissances syndicales destructrices d'emplois sur le long terme et de désordre social. A trop vouloir tirer sur la ficelle, elle a cassé sous le poids d'une protection sociale largement au dessus de nos moyens. Notre déficit en est la triste réalité. Il fait meilleur ailleurs pour établir des productions industrielles socialement sereines. Aujourd'hui, grâce à l'informatique, à la téléphonie, à internet, aux réseaux, aux satellites, tout est devenu possible. Alors, franchement, pourquoi fabriquer en France, terre sociale par excellence où l'on a fait croire à des millions de gens qu'on pouvait raser gratis. C'était bien avant qu'il fallait réagir intelligemment, aujourd'hui, la balle est tombée dans le cas d'en face: trop tard! L'arroseur est arrosé.

Mais comme si ça ne suffisait pas, nos syndicats continuent de nous bassiner avec leurs recettes passéistes et leurs promesses sans lendemain. Le plus triste dans ces histoires, qui ne manqueront pas de se multiplier dans les prochains mois et années, c'est qu'ils entrainent les travailleurs et travailleuses, séduits par les douces tirades et mélodieuses complaintes qu'ils aiment entendre comme pour se préserver d'un futur qu'ils savent écrit d'avance. Une sorte de refrain anesthésiant pour qu'ils puissent mourir heureux. Abuser des faibles devrait être répréhensible et les promesses électorales non tenues devraient être sévèrement punis par la loi.
 
Si les délocalisations sont aujourd'hui monnaie courante, ce n'est pas parce que la production mondiale est en berne ou que la crise sévit. Sinon, à quoi cela servirait-il de délocaliser une production? Les syndicats n'assument pas leur vraie mission, ni face aux patrons qu'ils combattent systématiquement, alors que sans eux et leurs goûts du risque, aucune entreprise ne verrait le jour, ni face aux travailleurs qu'ils embarquent dans des conflits dont ils sortiront anéantis. Les syndicats seraient bien avisés de revoir leur copie en assumant ce pour quoi leurs responsables sont largement rémunérés: défendre l'entreprise au sens large du terme. Cela commence par des concertations intelligentes et constructives avec les patrons et pas seulement en conseil d'administration dont on sait par expérience que tout est joué d'avance, souvent, d'ailleurs, avec la complicité syndicale qui y trouve son compte.
 
La France, pour survivre, a besoin d'air. Les solutions de produire français existent, y compris dans notre milieu automobile. Fabriquer une voiture coûte 19 heures de main d'oeuvre humaine en moyenne. Un rapide calcul... en France, moyenne du coût horaire autour de 34 euros, l'équivalence dans les "Pays de l'Est", disons autour de 6 euros, une différence de 28 euros, soit un surcoût arrondi à 500 euros pour une voiture qui serait produite à Aulnay, par exemple. Le décompte n'est pas fini, car il y a les frais de transport. Plus coûteux de livrer un véhicule en France, à partir de Trnava ou de Pitesti, qu'à partir d'Aulnay. Voilà que nos 500 euros commencent à fondre sérieusement au soleil de la raison. Ajoutez à ce calcul, l'économie réalisée sur les indemnités chômage que les allocataires ne touchent plus puisqu'ils ont retrouvé un emploi, l'argent des salariés injectés dans la consommation pour le plus grand bien des artisans du crû, commerçants et autres acteurs de la vie économique et la boucle est largement bouclée, les matheux diraient CQFD.
 
Qui a dit que les solutions n'existaient pas? Contrairement à leur rôle statutaire, les syndicats sont devenus des entraves à l'essor économique de notre Pays. Le climat délétère qu'ils savent répandre dans nos industries en semant le trouble et parfois le chaos, répulse les investisseurs et les financiers qui ont malheureusement su se rendre indispensables et qui ont désormais tout loisir de faire la pluie et le beau temps aux 4 coins de la planète. Pendant que dans nos contrées, on se concentrait uniquement sur nos privilèges et nos acquis, à quelques heures de chez nous, dans des pays que l'on dit émergeants, les tenanciers du Monde préparaient le XXIème siècle au nez et à la barbe des syndicats occidentaux qui n'ont rien vu venir... Rien vu, pas si sûr....  car, que deviendraient-ils, si tout allait bien...? Pointer au chômage..., un comble!


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22.Posté par CROCHU le 27/07/2012 10:40

Apparemment, ma proposition n'a fait aucun émule. Chacun continue à défendre son bout de gras, cette idée qu'il y a 2 côtés inconciliables. Ce qui m'afflige, c'est que chacun défend une vérité, prenant des cas particuliers qui les arrangent pour des généralités.

Quand on fustige ce que l'on a l'habitude d'appeler les "grands patrons", on oublie facilement que la plupart d'entre eux ne sont pas chefs d'entreprise, je veux dire qu'ils n'ont pas créé l'entreprise qu'ils "dirigent". Ce ne sont que des qui ont fait les études et qui ont le réseau relationnel qui leur a permis de trouver un job très bien payé, et qui ont en outre les moyens d'influer quasiment directement sur leur niveau de rémunération. Ces gens n'ont jamais pris de risque sur leurs biens propres. Ils ne font que gérer. Et c'est bien cela le drame. Ces gens qui ne pensent qu'à l'argent sont capables de dire d'un côté que les "nuages s’amoncellent" pour justifier la limitation des augmentations de salaires des autres salariés, et qui dans le même temps négocient de confortables augmentations de salaire avec leurs conseils d'administration. Quand on n'entend pas parler de parachutes dorés pour des "grands patrons" qui coulent la boite qui les emploient. Système pousse au crime s'il en est.

D'un autre côté, d'autres salariés d'une société nationale bien connue en Méditerranée ont été capables de voler leur entreprise en bande organisée pendant des années, menant leur société à la faillite. Ces mêmes voleurs, non contents d'avoir coulé leur entreprise, se sont ensuite tournés vers l’État pour leur demander de renflouer leur belle société avec l'argent de nos impôts, tout en volant un navire qui faisait des ronds dans la Méditerranée. L’État a cédé lâchement, plutôt que de laisser couler cette société pour en recréer une autre et en profiter pour mettre les voleurs à la porte. Malheureusement, le cas n'est pas isolé dans nos entreprises publiques et semi-publiques.

Une sérieuse remise en question s'impose donc sur notre état d'esprit à nous, français. Arrêtons de nous plaindre tout le temps, arrêtons de toujours mettre en avant les exemples qui nous arrangent. Il n'y a pas QUE de mauvais patrons, comme il n'y a pas que de mauvais syndicalistes ou de mauvais syndicats ou de mauvais salariés. Il y a surtout que notre esprit individualiste nous pousse à toujours vouloir tirer la couverture à soi, sans penser à l'intérêt général, à tricher, à profiter d'un système qui ne peut plus supporter le poids d'un nombre croissant de parasites. C'est ce qui tue notre pays depuis des dizaines d'années, et c'est ce qui doit être remis en question dans son ensemble.

Que chacun se remette en question, plutôt que de s'envoyer des commentaires acides sur un forum. Râler et insulter n'a jamais fait avancer quoi que ce soit.

21.Posté par Saint-Araille le 26/07/2012 18:29

Un tout petit chiffre : en 30 ans, 10 points du PIB (produit intérieur brut) sont passés de la part du salariat au profit de celle du capital.
Faut-il évoquer l'augmentation réguliére et significative, lors de la même période, des cotisations sociales et comparer cette courbe ascendante à celle paralléle de la diminution des remboursements ou des allocations et autres pensions versées?
Faut-il dire que le coût de production d' une marchandise (une voiture par exemple) tient compte de tous ces paramètres : coût de la main d'oeuvre, bien sûr (celles des sous-traitants compris), prix de la matière d'oeuvre, transports, ingénierie, investissements mais aussi marge bénéficiaire destinée aux futurs investissements et celle, beaucoup plus contestable puisqu'en augmentation exponentielle, destinée à servir des dividendes aux actionnaires.
Faut-il préciser que ce déplacement de 10 points dans cette équation suffit largement à expliquer : et la précarisation des travailleurs (quel mot grossier, m'enfin!) et le déficit tant claironné, par des médias en cravate, des régimes dits sociaux ?
Faut-il indiquer que le salaire moyen allemand n'est légérement inférieur au salaire moyen français que parce que (cette information bien sûr n'en est jamais une...) les tâches d'opérateur de base (on appelle ça aussi le sous-prolérariat) sont tenues outre-rhin par de la main d'oeuvre quasi exclusivement immigrée (majoritairement turque et à des taux bien inférieurs aux taux français), là où les ouvriers qualifiés (spécialement dans l'automobile) ont des rémunérations au dessus de celles de leurs homologues français ?
Tout est dans tout et son contraire quand on "analyse" à partir de moyennes...
Faut-il parler de ce que l'on appelle la prospective industrielle qui, chez PSA, à l'exception de la récente gamme DS qui ne s'adresse qu'à un certaine clientèle limitée tout de même en "masse commerciale", est aujourd'hui proche du zéro absolu ?
Pour ma part, je suis un syndicaliste qui appartient à un syndicat qui négocie. Mais je pense que la majorité des syndicalistes de France, de Navarre et ...d'Allemagne sont sur ce modéle : il est de fait plus confortable d'obtenir (ou de ne pas obtenir au niveau revendiqué...) par la négociation ce que l'on arrache rarement par la grève, ces derniers temps.
Je suis désolé de vous dire que vous avez une vision du syndicat comme monsieur Jourdain en avait une de la prose. Vous parlez de ce que vous ne connaissez pas, mais ce que vous ne connaissez pas vous a permis toutefois, au long de l'histoire sociale contemporaine, de bénéficier d'avantages sociaux et de la reconnaissance de votre travail, qui jour aprés jour ont forgé votre statut social d'aujourd'hui et de tous ceux, connexes (artisans par exemple) qui ont progressé en miroir.
Pour en terminer, je vous parie que le rêve des travailleurs chinois et autres ouvriers "délocalisés" est d'augmenter leur pouvoir d'achat et d'asseoir la pérennité de leurs emplois et donc de leurs conditions de vie. La différence entre eux et nous (encore), s'appelle la démocratie et les limites que celle-ci pose (de moins en moins) à la sur exploitation des "masses laborieuses".
Finalement, c'est peut-être ça qui vous gène ?

20.Posté par zaza13 le 26/07/2012 16:30

BRAVO pour votre commentaire!!
Moi aussi j'ai fait les frais de syndicalistes zeleux: salariée dans une entreprise de 180 personnes , celle-ci a rencontré des difficultés et a dû faire un plan de licenciement de 35 d'entre elles, les syndicats s'y sont opposés et résultat de l'opération 180 chômeurs car la société a été liquidée!!! Merci à qui, merci aux syndicats!!! Alors je suis bien placée pour vous dire que les syndicats sont une entrave aux salariés et non une aide et qu'ils se comportent comme des enfants gâtés. C'est une honte!!

19.Posté par Combeau le 26/07/2012 11:06

Ce ne serait pas un coup médiatique?

18.Posté par Guy-Luc Piat le 26/07/2012 10:20

Il n'y a pas d'autres alternatives ! il faut payer les ouvriers au tarif des ouvriers roumains ( dans un premier temps) et les patrons au tarifs des vedettes de Wall Street ou de la City ! Une évidence ." La vie et l'amour sont précaires pourquoi le travail ne le serait-il pas ?" affirme cette chère ( trop chère) Laurence Parisot, votre papier en rajoute une couche : les syndicats archaïques qui n'ont rien compris toujours prêts à faire la grève plutôt que d'écouter le dialogue du patron, une couverture sociale hors de prix .... Vous avez cumulé dans ce papier tous les clichés tous les poncifs du capitalisme triomphant , vous avez une mentalité de laquais. (ndlr: et toc!)

17.Posté par OAKLAND85 le 26/07/2012 08:59

Enfin une personne réaliste !!! Je suis d'accord avec vous, j'ai été 8 ans délégué CE et DP chez Thomson et me suis rendu compte de la casse apportée !! Nous faisions greve sans discuter !! La force était la !! Maintenant quand je regarde mon ancienne boite, ils ne sont plus que 300 et à l'époque 2100 !! A SUIVRE !!!

16.Posté par Daniel69 le 25/07/2012 20:15

Bla bla bla. On nous sert encore le discours sur le coût du travail, l'anti-syndicalisme, mais oui ces méchants salariés qui protestent lorsqu'ils se font virer ! Derrière tout ce raisonnement on voit le rêve de l'auteur: un modèle anglo-saxon où les bénéfices sont pour les actionnaires, et où les salariés ne bénéficieraient ni d'assurance maladie, peu de retraites ou d'assurance chômage etc...
Bien sûr lorsqu'on dira aux mêmes qu'il faut payer cher l'école des enfants, l'hôpital, se débrouiller à l'age de la vieillesse, ceux-la crieront au scandale.
Bref votre raisonnement n'est pas à la hauteur du problème posé.

15.Posté par Daniel69 le 25/07/2012 20:07

Raisonnement très simpliste. Une fois de plus vous essayez de nous servir le modèle anglo-saxon avec la rengaine sur le coût du travail. Les entreprises oublient de dire qu'elles bénéficient de travailleurs compétents grâce à la formation prise en charge par l'Etat. On veut aussi nous servir un modèle où les salariés ne bénéficieraient ni d'écoles gratuites, ni de retraites correctes ni d'assurance chômage et peut-être même sans assurance maladie comme aux USA il y a peu. Bref votre raisonnement et hélas celui de nombreuses réactions n'est pas à la hauteur des vrais problèmes. Il aurait été adapté aux débuts de l'industrialisation au 19ème siècle...

14.Posté par CROCHU le 25/07/2012 18:18

Bonjour à tous,

Je suis toujours ahuri et déçu de constater la facilité avec laquelle nous, français, nous écharpons sur le moindre sujet.
Il suffit encore un fois de lire la majorité des commentaires sur ce site !
On se plaint. On s'invective. On s'insulte presque. Mais quand changerons nous et deviendrons nous adultes ?

Je fais une proposition : que celui ou celle qui a des propositions constructives ou des idées d'amélioration lève le doigt et nous les expose.

L'exercice syndical n'est pas aisé, aussi bien du côté salarié que patronal. J'en parle d'autant mieux que j'ai connu les deux, des deux côtés de ce que l'on aime appeler "barrière". Je déteste cette notion qui me parait stupide : en effet, je crois que lorsque l'on travaille dans une entreprise, les patron(s) et les salariés sont dans le même bateau. Mais notre culture du conflit nous empêche de voir cette réalité. Cette culture est un sérieux frein à l abonne marche de l'entreprise, alors qu'il serait si simple de construire un dialogue constructif, pour l'intérêt du BIEN COMMUN : l'ENTREPRISE. C'est ce qu'ont compris les allemands, et c'est ce que nous, français, sommes arrivés à faire une fois dans la vie politique récente : le grenelle de l'environnement. Alors, si nous avons été capables de le faire une fois, c'est que nous sommes capables de le faire à nouveau. Nous ne sommes pas plus bêtes que nos amis allemands.

Merci à Patrick pour son texte.
En espérant qu'un jour la France se remette vraiment en question pour arriver à se remettre en ordre de marche.
Je vous avoue avoir peu d'espoir au regard des majorités qui se renvoient le pouvoir à tour de rôle.

Furyo, je comprends une certaine colère qui vous a fait réagir au titre un peu provocateur choisi par Patrick. Votre colère vous a probablement empêché de lire le texte de Patrick. Faites l'effort de le relire, en notant les points qui vous semblent en accord avec vos convictions. Même si vous n'êtes pas d'accord avec toutes les idées de Patrick,je suis sûr qu'il y a des points de convergence. Idem pour Patrick dans l'autre sens d'ailleurs ^^.

Bonne soirée à tous !

13.Posté par alain91 le 25/07/2012 16:08

je prendrai pour ma part une partie de chaque argumentaire, il y a des 2 cotés des choses très valables à considérer, en revanche je suis extrêmement surpris que personne ne parle du rôle négatif de l'état qui agit exactement comme le tueur de l 'industrie automobile, conducteurs pourchassés et culpabilisés, taxe carbone qui a tué plusieurs gammes de véhicule, prix des péages d'autoroutes car vente de ces autoroutes (déjàpayées par le contribuable) à des multinationales etc. Tout a déjà été fait par l'état pour tuer l 'automobile, simplement pour complaire à des lobys très minoritaires. L'état n 'a même pas eu besoin des syndicats pour tuer la poule, même si ceux ci y ont contribué. De plus , toujours l état, en augmentant constamment ses exigences avec des normes draconiennes et injustes il contribue dans une forte mesure a l augmentation du prix des voitures. Les moyens des Français n 'étant pas illimités ils n'achètent plus. CQFD

12.Posté par François Philibert le 25/07/2012 10:19

Editorial pathétique. Suggérer que les suppressions d'emploi chez Peugeot sont de la faute des syndicats est digne de la rhétorique FN. Force est de constater que vous ne connaissez rien du fonctionnement d'un syndicat, et rien des actions d'une section syndicale en entreprise, que ce soit chez Peugeot ou ailleurs.
Pour info, la loi institue, pour chaque décision importante concernant l'entreprise (licenciements ou autres), des obligations d'information, de concertation, de négociation avec les représentants du personnel, dont les délégués syndicaux. Laisser entendre que ceux-ci appelleraient systématiquement à la grève à la moindre contrariété relève soit de l'ignorance, soit de la malhonnêteté intellectuelle.

11.Posté par Franchini jean pierre le 25/07/2012 06:04

A quand des syndicats qui representerons vraiment le peuple de tout les travailleurs ?quand des syndicats responsables qui ne casseront plus du patrons? quand des syndicats apolitiques? quand des syndicats qui feront des propositions inelligentes? Supprimons les syndicats actuels et faisons de vrais syndicats ou les ouvriers se retrouveront vraiment et qui pourront discuter avec les patrons normalement.
http://sofralo.com

10.Posté par GOESSANT le 24/07/2012 17:52

REPONSE A FURYO

Cher monsieur qui vous cachez courageusement derrière un pseudo ,ou vous avez lu en diagonale ou vous n'avez rien compris.
Les patrons voyoux, les syndicats pourris et les politiciens menteurs sont mis dans le même sac de responsables des problèmes que rencontrent le monde ouvriers et par répercutions le reste de la société des gens qui travaillent.
Votre anonymat et votre courou laisse penser que vous faîtes partie de cette clique.
Devenez honnête avec vos collègues, ne cherchez pas à CASSER du patron pour faire dorer vos petits galons mais allez au charbon pour défendre l'outil de travail contre les patrons voyoux et les rares ouvriers sans scrupules.
Ce gouvernement de gauche est en principe à votre service alors profitez en de manière CONSTRUCTIVE , prouvez à la société que vous êtes utiles et non de vils laquets au service de politiciens aux dents longues
La société entière à besoin de leaders propres, en êtes-vous un?

9.Posté par furyo le 24/07/2012 10:06

Quel édito nauséabond....bien dans l'air du temps...

Depuis quand les multiples erreurs stratégiques des dirigeants de PSA sont à mettre sur le dos des syndicats?
Ne jamais avoir été capable de s'allier avec d'autres groupes...avoir une gamme pitoyable, longtemps pionnier en terme de motorisation, se retrouver aujourd'hui à la rue, obligé d'utiliser des moteurs catastrophiques de la concurrence (Puma, Thp pour ne citer qu'eux), ne plus être capable de sortir des véhicules qui font envie à l’exception, peut être d'une gamme DS trop tardive et bien clinquante, ainsi que d'un p'ovre RCZ qui attend toujours des motorisations pour courir après les allemandes...d'avoir loupé le virage du low cost, de l'hybride et encore plus de l'hydrogène pile à combustible etc....

Que dire de la décision de couper aujourd'hui fortement dans la recherche et le développement....surement pour mieux avoir à vendre demain une gamme....préhistorique...

Et que dire de la politique interne.....avec l'impossibilité quasi complète pour un garage de porter les deux enseignes....du même groupe sans devoir...monter deux garages, deux structures matériels et hommes complètes...
Et que dire de cette audacieuse politique commerciale qui place PSA partout dans le monde, Chine, Asie, Amérique du sud....même de l'Afrique ou PSA régnait en maitre, plus personne ne roule "pigeote"....

Et que dire de l'honneur sportif....on fait toujours les choses à moitié tellement on se croit supérieur....résultat, après s'être ridiculisé en F1, cela fait des lustres que PEUGEOT ne gagne plus rien, si ce n'est des courses de second plan.....pendant ce temps, AUDI montre sa toute puissance partout dans le monde, gagne haut la main au Mans, Renault place chaque WE des moteurs et des voitures sur les podiums de F1....Ah si, il reste Citroën, nan il reste un pilote d'exception qui fait gagner la marque en WRC.....demain il ne va plus être là....et Citron avec......mais personne n'en saura rien....avez vous déjà entendu la marque mettre en avant ses performances?

Alors c'est facile de bon ton de charger les syndicats....mais surtout pas ces dirigeants qui font la fierté de la patrie en prenant des risques...pour multiplier leurs salaires (Celle là de multiplication, il l'a bien réussi le M'ssieur Varin.) Les syndicats, aujourd'hui n'ont plus aucune influence sur les décisions....les grèves ne servent que d'alibi supplémentaires pour les dirigeants pour argumenter d'une compétitivité difficile, et c'est surtout la dernière action des personnels qui n'ont plus rien....Croyez vous les ouvriers si mauvais pour savoir que c'est perdu d'avance, que la grève n'apporte plus rien, et que de toute façon, aussi compétitif soient ils, il y aura toujours plus de profit à faire ailleurs qu'ici...

Qui croyez vous qui se préoccupe le moins des sous traitants? Les syndicats ou les donneurs d'ordres? Qui a rendu ces mêmes sous traitants si fragiles, corvéables à merci, variables négligeables de la chaine de production...

Même votre glorieuse analyse financière fait sourire....comme si la main d’œuvre se limitait au montage du véhicule.....et les pièces qui le composent, c'est le p'tits lutins du père noël qui les assemblent et construisent gracieusement?

Alors j'imagine que votre modèle économique automobile se trouve derrière le Rhin....zut,là bas, les syndicats sont tout puissants....mais quelle différence alors? Peut être un vrai dialogue, une participation active aux décisions et surtout un vrai respect des ouvriers....ce qui ne veut absolument pas dire que l'on demande des sacrifices aux personnels....mais au moins, ils n'ont sûrement pas l'impression de se serrer la ceinture pour rien...

Allez dire au personnel des usines qui ont accepté une augmentation gratuite des heures travaillées, par vote, contre les avis des centrales syndicales...et qui pourtant on vu leurs usines fermer peu après....sûrement encore un coup des syndicats....

Alors oui les Français tentent de sauver un modèle social.... mais c'est sûrement une erreur tellement les modèles Roumains, Marocains, Chinois ou tout simplement Anglais sont enviables....Mais au fait, pourquoi l'économie de la patrie leader du capitalisme est aujourd'hui si moribonde? Pourtant des syndicats, il n'y en a plus en GB depuis la dame de fer.....? Ah si...il y a la City pour sauver les requins....

Alors en dehors des effets désastreux d'une stratégie lamentable, même Renault à fait mieux avec Nissan et Dacia, ne croyez vous pas que dans cette mondialisation sauvage, tant que l'on voudra mettre en concurrence un ouvrier Chinois, Roumain, Marocain et Français sans vouloir faire payer à son prix réel le transport tout autour du monde, il y a mauvaise donne?

Alors gargarisez vous de votre haine stupide et malsaine, cela fait doucement sourire....Au fait pourquoi les ouvriers ne travaillent plus 12H par jour, 6 jours sur 7 et toute l'année, disposent d'une sécu et d'une caisse de retraite (et pas d'un fond de pension joué sur les marchés financiers), d'un droit à la formation et d'une protection contre les esclavagistes modernes, etc etc.....bien de chez nous?

C'était surement mieux l'esclavagisme....mais bon....êtes vous d'accord de donner un salaire de 500€ pour un ingénieur, 250€ pour un ouvrier? Libre à vous....

Il ne manque qu'un truc à votre prose, une petite tirade sur les fonctionnaires....ah si cela manque sérieusement....

Sérieusement, En France, qui fait les lois, qui prend les décisions....les syndicats ou les politiques? Qui décident d'une fiscalité abracadabrante, qui régit toujours avec retard et à contre courant? Syndicats ou politiques ( tous confondus bien sur...)? Il ne faut pas se tromper de responsables non plus.....

Ps: Au fait, regardez un peu cette LR avec Ar dans votre boite au lettre....C'est juste la fin de votre contrat qui arrive....et bien oui, ils ont trouvé un petit journaliste Vietnamien qui parle et écrit parfaitement le français....et vous savez pour combien? Rien, juste la promesse de l'aider à avoir un visa.....

Dommage pour vous!

8.Posté par nicolino le 23/07/2012 18:51

cherchant sur le net des renseignements sur "Dame Perrichon" qui représente "officiellement" si peu de citoyens et qui, pourtant, bénéficie d'une visibilité médiatique" extraordinaire, je suis tombé sur votre article la concernant... certes, vous trouvant drôle, il me semblait tout de même flairer un air quelque peu connu aux relents bizarres... Voulant en avoir le coeur net, je consulte "l'accueil" de votre site, et là, ô surprise : je découvre votre merveilleux article sur (en désordre) l'auto, les patrons, les syndicats qui (et à la manière dont vous le dites pour cette fameuse Chantal Perrichon), s'inscrit tout à fait dans cette "pensée unique" auquel vous souhaitez tourner le dos alors que vous le représentez à merveille ! Né en 1946, voyez à quel âge j'en suis rendu... Je n'ose donc compter le nombre de milliers de fois où cette "analyse" dont vous semblez si fier aujourd'hui m'a déjà été servie comme "nouvelle", "d'une intelligence subtile", "'d'une finesse d'observation et caetera"... bref, et hélas pour vous, je suis au regret de vous rappeler que le plus naze des nazes des représentants de votre type pitoyable de "raisonnement" vient d'être renvoyé dans son garage et que les pilotes de son écurie s'entre-déchirent... Ah ! l'enjeu de la bagnole pour les industriels et les banques ! difficile de tirer une leçon de tant de mauvaises conduites et plus encore de les dénoncer quand on oeuvre au service des rois du pognon, n'est-ce pas ?

7.Posté par jason le 21/07/2012 15:51

voilà au moins un exposé qui pour le moins très claire......néanmoins j'oserais ajouter qu'en France, le rapport de force patronat / syndicat a toujours été ambigu........à savoir.......les syndicats font grève pendant, pour ne pas dire avant ! ! les négociations....et du côté patronat, ce n'est pas mieux puisqu'on attend...attend ! ! ! jusqu'à ce soit la M....un maximum avant d'entamer la première discussion.......çà , c'est typiquement français....ancien Renault Flins, j'ai connu le dégraissage massif du site dans les années 90....arguments....2 départs = 1 embauche ! ! ....et il n'a pas fallu longtemps pour passer de 24500 employés à tenez vous bien .....4500 ! ! sans commentaire !!
Bernard ancien Renault Flins agent de maitrise cadre moyen

6.Posté par JEAN PAUL le 21/07/2012 10:33

Bravo pour votre analyse .
Nous avons tous vu le résultat des grandes batailles syndicales : LIP , LE FRANCE , MANUFRANCE , RENAULT BILLANCOURT , SIMCA Etc ..... Et ce ne sont là que les plus marquants .
Et pendant que nos syndicats "se battent" pour les 6 000 salariés d'Aulnay , ils oublients complètement les milliers de petites entreprises qui sont contraintes de licencier quelques salariés : le produit de cela dépassant largement les licenciés de Peugeot ....
Oui le patron est responsable de ses choix et promesses ( ne donnez pas à un salarié ses jours exactes de congés et vous verrez combien ça vous coute devant le prud'homme) ; le responsable syndical devrait être aussi responsable de ses choix et promesses , tout comme l'homme politique d'ailleurs qui propose de raser gratis pour se faire élire , et qui s'rmpresse de faire le contraire ....
Il y aurait tant à dire sur notre perte de compétitivité : Temps de travail , Cout du travail , rigidité des contrats qui va au blocagde du système ..... Etc
Jean Paul , Profession libérale en difficulté .....

5.Posté par Guillaume le 21/07/2012 08:10

Bonjour Patrick, merci, c'est rassurant qu'en France il y ait des gens qui ont les yeux ouverts sur les subtilités qui entourent les problèmes de notre si beau pays. 100 % d'accord avec ce texte.

4.Posté par Fougres le 20/07/2012 14:29

Poussons jusqu'au bout cet énorme sophisme : une voiture coûtant 19 h de Main d'oeuvre humaine, même assemblée en France elle reviendrait à 646 € contre 114 à l'Est. Mais, à quoi correspond ce coût horaire ? Est-ce un coût direct, une coût de production , un coût complet ...et dans ce cas, qu'est ce qui expliquerait qu'un tel véhicule soit vendu 10 000€ ? Les 19 heures ne sont en fait qu'un simple coût usine d'assemblage, et s'il fallait ajouter à ce temps celui passé à produire tous les composants d'un véhicule .... on s'apercevrait qu'hélas l'écart entre "fabriqué en France" et "fabriqué ailleurs" est abyssal .....sans oublier qu'il faut bien entendu ajouter à tout cela les coûts matière qui sont eux aussi loin d'être uniformes d'un pays à l'autre . Voila qui rend le problème un peu plus réel .

3.Posté par Thierry DULIERE le 20/07/2012 11:19

Les syndicats sont le juste pendant d'un patronat aux méthodes obsolètes qui regrette la bonne vieille époque moyenageuse du servage. Le pouvoir des syndicats, leurs actions condamnables mais dictées par un patronat prétentieux qui préfère les dividendes immédiats à l'avenir industriel ne doivent pas masquer l'incompétence des dirigeants de ce groupe automobile qui a râté le virage stratégique quand VW devenait leader mondial dans le même temps après avoir choisi quand le besoin était, de réduire le temps de travail, et avec un coût du travail en Allemagne à peine inférieur au coût en France. La mise sous tutelle des entreprises qui ont un intérêt national est la seule méthode pour sauver les meubles, enfin ce qui peut encore l'être. Le syndicalisme n'a pas à être politique et les représentants du personnel devraient être associés à la gestion de l'Entreprise, avec au minimum un droit de véto....

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