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29 Juin 2011
évènement

Permis gratuit pour tous...

... ensemble, chassons l'insécurité routière

par Patrick RENZI

Projet de réforme visant à créer un diplôme national, gratuit et intégré dans le cursus scolaire indispensable à l'autorisation de conduire certains véhicules (validation de modules successifs et complémentaires APER, ASSR1, ASSR2, BSR, A1, A et B)

Le mag'auto.fr, 1er magazine de la presse automobile en ligne, instigateur du projet, sonne le glas de la répression aveugle et des réformes lucratives. Il est depuis de nombreuses années un acteur incontournable de l'actualité de la sphère automobile. En tant qu'observateur de l'évolution des comportements sur les routes, il fait le bilan sur les lacunes des mesures gouvernementales prises en matière de sécurité et d'éducation routières et ouvre la perspective sur un permis totalement gratuit. En proposant cette réforme visant à créer un diplôme national et gratuit indispensable à l'autorisation de conduire certains véhicules (niveau APER, ASSR1 et 2, BSR, A1, A et B) par validation de modules successifs dans le cursus scolaire, le mag'auto lance un véritable pavé dans la mare.



SYNTHESE

Permis gratuit pour tous...

Permis gratuit pour tous...
Les méfaits du permis à points

Si, à ses débuts, le permis à points aurait pu avoir quelques vertueuses prétentions, nos énarques ont eu vite fait d'en faire le coeur programmé de la plus belle arnaque gouvernementale qui soit, celle d'anesthésier les gentils donateurs que nous sommes devenus sous l'égide de la sainte moralité en installant, en toute impunité, le plus gigantesque piège à monnaie. Une opportunité pour l'Etat plus sensible aux recettes générées qu'au bien fondé des législations de plus en plus contraignantes, de moins en moins efficaces. Car ne faire aucun discernement dans les circonstances particulières des infractions, confondre zones accidentogènes et profils routiers tendancieux, automatiser à outrance pour compenser les effectifs délocalisés ou encore confondre pédagogie préventive et pillage lucratif sont autant de situations malsaines qui conduisent les conducteurs à un laxisme résigné.


Un problème comportemental

Les chiffres de la sécurité routière ne sont pas bons et les multiples mesures répressives n'y changent rien. Et pour cause. L'insécurité routière est essentiellement un problème de comportement des usagers qui, pour beaucoup, n'ont plus le respect de la vie d'autrui et considèrent la route comme un défouloir. En fait, un problème d'éducation. De par un éclatement de plus en plus fréquent des cellules familiales, les jeunes ne reçoivent plus l'éducation nécessaire à leur épanouissement intellectuel, perdent les repères sociétaux et, si l'on en croit leurs implications de plus en plus fréquentes dans certains faits divers gravissimes, n'ont plus aucune notion de l'interdit.


L'école ne joue plus son rôle

De son côté, l'Ecole n'a pas vocation à parer ces manquements familiaux. Engluée dans ses propres méandres philosophiques, elle a globalement perdu son rôle éducatif et devra, à terme, réformer en profondeur le fondement de ses institutions pour assumer efficacement la vocation essentielle qui est la sienne dans l'éducation de notre jeunesse. Sensibilisé au début de son cursus scolaire par une éducation routière progressive, adaptée, motivante, illustrée et moderne, l'enfant se construira dans une évolution subconsciente naturelle afin de pouvoir aborder l'usage de la route dans de nouvelles dispositions plus sereines.


Permis gratuit pour tous...
De la maternelle à la terminale

Fruit d'une longue éducation routière dispensée sur un cursus scolaire allant de la maternelle (bases élémentaires de l'usager piéton) à la terminale ou ses équivalences (niveau permis A et B - 18 ans) en passant par le primaire (bicyclette), le collège (vélomoteurs, scooters, niveau permis A1 - 16 ans) ponctuée par l'acquisition et la validation dûment contrôlée de modules successifs, le diplôme national gratuit pour tous du permis de conduire doit être l'aboutissement d'un parcours éducatif impartial accessible à tous, un moyen de remplacer le comportement irresponsable de certains usagers de la route contre lesquels le tout répressif n'est qu'illusion par une nouvelle approche de la vie routière dans son ensemble, une prise en compte respectueuse de l'autre et une philosophie de sérénité et de partage dans l'attitude, ces nouveaux comportements devenant innés puisqu'acquis depuis la plus tendre enfance.


4% du budget de la Défense

Pour être cohérent avec le principe de l'égalité pour tous, la création d'un nouveau diplôme national gratuit s'impose aux mêmes titres que le Brevet des Collèges ou le Baccalauréat. Environ 1 500 000 personnes passent le permis chaque année. Sachant que son coût moyen se situe aux environs de 1 200 euros, le projet se chiffre à moins de 1 800 millions d'euros par an. Pour financer le projet du permis de conduire gratuit pour tous, l'Etat pourrait amputer une partie de ses dépenses sans alourdir notre dette démentielle. A titre d'exemple, si l'on se réfère au budget général de l'Etat pour 2011, ce projet ne représente que 4 petits % du budget alloué au secteur de la Défense... Quand on mesure les bienfaits d'une telle réforme sur le bien-être de notre société, le choix devrait être rapidement fait. Rien à voir avec les faux semblants du permis à 1 euro par jour...


Permis gratuit pour tous...
Quid des moniteurs et des inspecteurs?

Ceci étant, nous savons qu'il faudra faire face au lobbying des auto-écoles devenues quasiment incontournables. Personne n'a jamais évoqué le licenciement des moniteurs et des inspecteurs. A défaut d'être intégrés dans le giron éducatif public pour certains, il est prévu la signature de conventions transparentes avec des structures privées.


Un suivi obligatoire

Enfin, suivant le principe de l'auto-bilan, un suivi gratuit ou non, mais périodique et obligatoire, avec visite médicale sérieuse, sera instauré afin de remettre à niveau les connaissances et dépister les incompatibilités.


TEXTE INTEGRAL - Le constat

Permis gratuit pour tous...
Un échec cuisant

Les chiffres de la sécurité ne satisfont personne. Contrairement aux affirmations de certains, il est un peu facile d'imputer la diminution conséquente du nombre de tués et de blessés graves sur la route enregistrée ces dernières années à la limitation de vitesse, les énormes progrès des véhicules au niveau sécurité active et passive y sont pour beaucoup. Depuis plusieurs décennies, les politiques qui se succèdent et nous gouvernent réforment la sécurité routière à grands renforts de répressions sécuritaires stériles. De mesures gouvernementales incohérentes en acharnements puériles, les pouvoirs qui se sont succédés, ont privilégié les bienfaits économiques des recettes fiscales engendrées par les procès-verbaux dressés par les forces de l'ordre aux réelles causes de l'insécurité routière.


Une solution durable

Plus de 10 millions de points ont été enlevés l'an passé, 85000 permis ont été annulés, une bonne part de la population devra rouler sans permis... Ajouter à cela les jeunes, les chômeurs, les exclus qui n'ont pas les moyens de s'affranchir des sommes exorbitantes que coûte l'obtention du sésame rose et vous vous retrouvez face à des hors la loi, sans permis, donc sans assurance avec les risques encourus. Ce constat nous amène à penser qu'il est plus urgent de mettre en œuvre une grande réforme intelligente et juste, plutôt que de continuer à replâtrer une jambe de bois gangréneuse pour se donner bonne conscience.


La remarque

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Une situation sociale catastrophique

Les innombrables réformettes qui se sont accumulées ces dernières années se sont avérées inefficaces. Nous savons aujourd'hui que le tout répressif qui sévit actuellement ne sert pour ainsi dire à rien de très sérieux. Mais plus encore que cette chasse effrénée aux contrevenants dont un des buts essentiels est de participer grandement au financement des grandes illusions de nos gouvernants, c'est vers la société entière qu'il faut se tourner pour observer l'état de délabrement avancé de cette dernière. Subissant depuis des décennies, les lubies infectieuses de nos législations décalées, notre société est malade. Les difficultés financières s'accumulent sur les épaules de ses concitoyens (exception faite de quelques rares privilégiés qui la saignent).


Un vent de révolte

Le chômage frappe de plus en plus de personnes, entrainant lassitude, solitude, désœuvrement, mal-être, mais aussi agressivité, jalousie, hostilité, manquement, parfois même transgression, refus, révolte, désobéissance. Les faits divers se multiplient et atteignent des seuils de gravité intense. Jeunes et moins jeunes ont perdu les repères et les fondamentaux essentiels à tout épanouissement... Et l'on retrouve logiquement, ces comportements antisociaux sur nos routes avec les conséquences souvent terrifiantes qui nous interpellent.


Permis gratuit pour tous...
Abandonné par tous

En fait, la cellule familiale s'est globalement désagrégée et n'est plus ce socle solide sur lequel on peut grandir sereinement. Et comme l'Ecole ne joue plus son rôle éducatif qui doit guider l'enfant vers son devenir en lui inculquant le savoir certes, mais aussi et surtout la morale, le civisme, les droits mais aussi les devoirs, les valeurs, les principes, l'enfant, puis l'adolescent se retrouve égaré dans la jungle des rues. Cette Ecole référente n'existe plus, preuves en sont les échecs scolaires et le malaise qui y règne.


Réformer l'école

L'Ecole devra impérativement se réformer en profondeur pour qu'elle retrouve sa vocation première: permettre à un enfant de devenir adulte en ayant acquis, au fil de sa scolarité, les bases indispensables à la réussite d'une vie. Il faut redonner aux enfants le goût d'apprendre, le goût de l'effort, mais pour cela, il faut que l'Ecole puisse montrer l'exemple et que la société puisse accueillir dignement ces jeunes au sortir de leur parcours scolaire. La route est une sorte de cour de récréation avec ses règles de vie, ses plaisirs, ses contraintes, le respect d'autrui... Une fois remise dans la voie du savoir, l'Ecole pourra suivre ses jeunes et les mener à leur accomplissement.


Permis gratuit pour tous...
Préparer leur avenir

Ce sont les jeunes qui, une fois de plus, sauront résoudre le problème de l'insécurité routière en apportant un autre regard, une logique moins hostile et les solutions nécessaires pour que conduire ne soit plus le désastre que l'on connait. Comme pour l'écologie, la protection de la planète, la paix, l'emploi, ils comprendront d'instinct que conduire exige quelques servitudes et contrairement aux plus anciens, gavés de certitudes et d'idées reçues venues d'un siècle devenu lointain, ils sauront écarter les préjugés pour faire triompher sereinement la raison. En attendant, c'est à nous de leur débroussailler le long chemin qu'ils devront emprunter.


Le permis à points est une hérésie

Si, à ses débuts, le permis à points aurait pu avoir quelques vertueuses prétentions, nos énarques ont eu vite fait d'en faire le coeur programmé de la plus belle arnaque gouvernementale qui soit, celle d'anesthésier les gentils donateurs que nous sommes devenus sous l'égide de la sainte moralité en installant, en toute impunité, le plus gigantesque piège à monnaie. Car ne faire aucun discernement dans les circonstances particulières des infractions, confondre zones accidentogènes et profils routiers tendancieux, automatiser à outrance pour compenser les effectifs délocalisés ou encore confondre pédagogie préventive et pillage lucratif sont autant de situations malsaines qui conduisent les conducteurs à un laxisme résigné. Les chiffres parlent d'eux mêmes malgré le tout répressif ambiant. Preuve que ça ne sert à rien, sauf à remplir généreusement les caisses d'un état aux abois.


La proposition

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Une matière comme les autres

En France, à l'image de l'instruction scolaire obligatoire pour tous, l'apprentissage de la conduite devrait être accessible à tous. L'éducation routière doit être une discipline d'enseignement totalement intégrée dans les programmes scolaires au même titre que les mathématiques, les lettres, la géographie ou l'éducation civique. A chaque cycle doit correspondre une étape de capacité routière, sérieuse, complète, spécifique, dûment contrôlée et validée par des modules qui permettront, au fil du cursus, de devenir un usager de la route responsable et de conduire certains véhicules.


De 6 à 18 ans

Piéton, cycliste, cyclomotoriste, motocycliste puis automobiliste, de la maternelle à la Terminale (ou équivalence d'âge), sans oublier les organismes de formation, les pôles techniques, tous les points d'enseignement recevant des publics de 6 à 18 ou 20 ans, devront participer à l'enseignement du code de la route, puis de la conduite pour mener successivement aux différents permis autorisant les enfants et les adolescents puis les jeunes adultes à circuler selon leur âge sur les moyens de locomotion qui leur sont autorisés par la législation. Cet enseignement ne sera pas assuré sur des compléments d'horaires aléatoires de professeurs de matières diverses, mais par des personnels dûment formés et spécialisés dans ce domaine.


Permis gratuit pour tous...
Une évidence prioritaire

Tout cet enseignement doit être gratuit pour satisfaire notre principe républicain qu'est l'égalité. Aujourd'hui, l'enseignement du code de la route en milieu scolaire est une forfaiture. Les défenseurs du mammouth cher à Claude Allègre seront fiers d'avancer les merveilles de cohérence que sont les ASR, BSR, ASSR 1 puis 2. Quand on sait que l'éducation nationale a encore des difficultés culturelles pour reconnaitre les bienfaits des apprentissages, des métiers manuels, des matières artistiques, du sport, alors pensez... le code de la route, ce n'est pas une priorité tout comme l'informatique d'ailleurs enseignée à la va vite dans le cadre du B2i.


L'avenir est notre Jeunesse

Et pourtant, c'est en offrant à tous nos jeunes la possibilité de recevoir gratuitement une éducation routière progressive, adaptée, intelligente, motivante, illustrée et moderne, avec en fin de cycle l'obtention du permis de conduire (B), que nos futures générations sauront appréhender la route de manière logique, innée et naturelle et annihiler une fois pour toutes, ce que nous appelons aujourd'hui, l'insécurité routière. Intégrant leur vie quotidienne tout au long de leur scolarité, la sécurité routière deviendra une notion naturelle pour la plupart. Ceci étant, la nature humaine est ainsi faite qu'il y aura toujours une frange, même minime, de la population soucieuse de braver les interdits. Nous n'avons jamais dit que la Police et la Gendarmerie n'avaient plus de rôle à jouer, pour peu que le tout répressif financier qui sévit actuellement laisse place à une répression fondée et pédagogique...


Le diplôme

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Donner les moyens

Le permis B, aussi appelé permis auto ou permis voiture, est actuellement le permis le plus utilisé en France. Il autorise la conduite de la plupart des véhicules utiles dans la vie de tous les jours. Les permis A1 et A, dits permis moto, intéressent une frange de la population fortement exposée aux risques des 2 roues. En règle générale, ce sont les jeunes par définition dépendants, qui financent ce passeport onéreux, mais indispensable. Beaucoup n'ont pas les moyens de se l'offrir et sont privés de certaines opportunités. Les temps ont changé, les mœurs ont évolué et ce n'est pas le permis à 1 euro par jour qui changera la donne. Il faudra rembourser sa dette à un moment ou à un autre, à une période de la vie, où il y a obligation d'investir ailleurs.


Comme au service militaire

Longtemps réservée à une élite sociale, la voiture est heureusement devenue un bien de consommation quasi ordinaire. Mais une fois encore, la société conservatrice n'a pas su s'adapter et beaucoup sont restés sur le bord du chemin de l'inégalité. D'ailleurs, certains hommes se souviendront du service militaire obligatoire pendant lequel de nombreux appelés en profitaient pour passer gratuitement leurs permis. En faisant table rase de cette institution, en refusant de la réformer utilement dans une vocation plus civile que militaire et en n'y intégrant pas les filles, l'Etat a pris le parti de l'économie d'échelle et privé ses Jeunes d'un enseignement civique élémentaire et d'une éducation humaine déficiente. L'apprentissage de la conduite aurait pu être un de ces enseignements...


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L'égalité des chances

Le permis de conduire est l'outil indispensable à la mobilité. Il favorise l'égalité des chances des jeunes à entrer dans la vie active. Pouvoir en effet se rendre à son travail en voiture, ou travailler au volant de sa voiture, passe par l'obtention du permis de conduire. Il est devenu aujourd'hui indispensable pour obtenir un emploi et ne pas risquer de le perdre.


Un passeport pour demain

Le permis de conduire facilite l'insertion sociale et dynamise les projets professionnels. Il est le sésame pour une situation professionnelle durable. Au-delà, c'est l'appropriation d'un fonctionnement social. Le permis de conduire responsabilise et c'est souvent une étape très valorisante dans un parcours personnel. Apprendre à conduire pour conduire sa vie ! Devenir titulaire d'un permis ou certificat de capacité permet de gagner son autonomie. Synonyme d'indépendance, il permet de se déplacer au quotidien. Quand on a dix-huit ans, passer l'examen du permis B est un passeport vers l'âge adulte, un rite de passage essentiel.


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L'usine à gaz

Actuellement, l’Education Nationale a déjà mis en place le dispositif des attestations scolaires de sécurité routière de type 1 et 2. Les attestations scolaires de sécurité routière (ASSR) de 1er niveau et de 2nd niveau et leur préparation s’adressent en premier lieu aux élèves de collège. Le brevet de sécurité routière (BSR) est constitué de l’ASSR de 1er niveau ou de 2nd niveau et de cinq heures de conduite. Le BSR est obligatoire pour conduire un cyclomoteur à partir de 14 ans. L’ASSR de niveau 2 est obligatoire pour s’inscrire au permis de conduire. Pour les candidats sortis du système scolaire, un dispositif spécifique, l’attestation de sécurité routière (ASR), est prévu dans le cadre des GRETA et des CFA. Une disposition actuelle bien complexe, mal conçue, inadaptée et surtout inefficace pour diminuer les chiffres de l'insécurité routière.


Comme le brevet ou le bac

Pour être cohérent avec le principe de l'égalité pour tous, la création d'un nouveau diplôme national gratuit s'impose aux mêmes titres que le Brevet des Collèges ou le Baccalauréat. L'éducation routière doit s'inscrire au sein du système éducatif français, pour que le code de la route et la pratique de la conduite deviennent des disciplines scolaires à part entière. Les rectorats, sous la tutelle du Ministère de l'Education Nationale, délivreront le diplôme obligatoire pour conduire une voiture à partir de 18 ans. Les candidats sortis du système scolaire pourront, quant à eux, passer le permis en candidat libre après avoir bénéficié des cours nécessaires à la réussite de leur examen dans des centres dédiés (établissements scolaires, centres de formation continue...).


Le financement

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Le parcours du combattant

Passer son permis de conduire relève souvent du parcours du combattant. Les délais d'attente sont parfois longs et les tarifs prohibitifs. Beaucoup n'ont pas les moyens de s'offrir leur permis voiture. Dans bien des cas, les jeunes confrontés au coût élevé du permis, renoncent à se procurer le carton rose et aujourd'hui le nombre de conducteurs qui roulent sans permis en France est estimé à plus de 300 000. Certains avancent même le chiffre de 1 million... Conduire sans permis est un délit punissable jusqu'à 15 000 euros d'amende, d'une interdiction judiciaire de passer n'importe quel permis pendant 5 ans et même de la prison avec ou sans sursis.


1,5 million de permis par an

De plus, l'assurance est invalidée d'office et en cas d'accidents ou de dommages, tous les frais sont à la charge du conducteur…s'il est solvable ! Dans le cas contraire, il y a bien le Fond de Garantie Automobile (FGA) qui dédommage financièrement les frais matériels et hospitaliers. Mais pour le reste... Environ 1 500 000 personnes passent le permis chaque année. Sachant que son coût moyen se situe en dessous de 1 200 euros, le projet se chiffre à moins de 1 800 millions d'euros par an. Pour financer le projet du permis de conduire gratuit pour tous, l'Etat pourrait amputer une partie de ses dépenses sans alourdir notre dette démentielle.


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Pour quelques missiles

A titre d'exemple, si l'on se réfère au budget général de l'Etat pour 2011, ce projet représente 4 % du budget alloué au secteur de la Défense. C'est à coup sûr, une première piste à explorer, mais ce n'est pas la seule. Sans arborer l'étendard de l'antimilitariste primaire, on peut aisément penser que faire l'impasse sur quelques missiles, quelques ogives ou quelques frais de réception dispendieux, ne perturbera pas spécialement la mission de nos armées. Autre référence, la somme budgétée par cette réforme du permis de conduire est inférieure à la somme consacrée aux Relations avec les collectivités territoriales ou égale 3 petits % du budget disponible pour l'Education Nationale. La liste est longue et démontre que la réforme proposée est facilement finançable.


Bénéfices collatéraux

Et on ne tient pas compte des économies budgétaires réalisées par la Sécurité Sociale (moins de blessés, moins de frais, moins de décès), par les compagnies d'Assurances (moins d'accidents donc moins de primes), l'amélioration du confort de vie des personnes qui échapperont ainsi à l'insécurité routière et qui pourront vivre normalement ainsi que leurs familles. Le projet du permis de conduire gratuit pour tous a tout intérêt à figurer parmi les missions de l'Etat et à être subventionné. C'est une mission essentielle.


Les auto-écoles

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Un lobbying lucratif

Dès que le mag'auto a évoqué son projet de réforme du permis de conduire, le lobbying des auto-écoles est monté au créneau pour combattre ce projet de gratuité et préserver ce lucratif monopole. Pourquoi tant d'hostilité pour une proposition qui va manifestement dans l'intérêt général puisque destiné à partager la route dans le respect d'autrui? Ces moniteurs et autres responsables d'écoles de conduite sont-ils vraiment persuadés que l'enseignement qu'ils dispensent actuellement à leurs élèves est exempt de tout reproche?


Des réactions épidermiques

Hormis les difficultés qu'ils rencontrent pour obtenir les places nécessaires pour l'examen de leurs clients et quelques autres tracas inhérents à la situation économique du moment, sont-ils certains de n'avoir aucune part, même minime, de responsabilités dans l'insécurité routière qui règne aujourd'hui? Plutôt que dégainer leurs missives inamicales et leurs propos improductifs, ils seraient mieux inspirés d'adopter ce projet en y apportant, le cas échéant, certains correctifs appropriés.


Une autre approche

L'apprentissage du code de la route et de la conduite est le plus souvent assuré par des structures privées, souvent rassemblées sous des groupes plus ou moins importants. Ces structures ne sont généralement pas des œuvres sociales et font naturellement du business et qui dit business dit chiffres d'affaires et bénéfices. La réforme proposée bouleverse cette situation, mais nous n'avons jamais prôné la disparition des moniteurs, ni celle des inspecteurs. Il faudra en effet savoir intégrer ces personnels au sein des établissements scolaires pour compenser la surcharge importante de travail engendré par ce transfert de compétences, ce coût est déjà pris en charge dans le cadre du plan de financement proposé.


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Dans le cadre de conventions

On peut aussi envisager un partenariat transparent avec les écoles de conduite, dans le cadre d'une convention unique, comme cela est actuellement le cas avec les établissements d'enseignement privés, pour peu que les conditions d'enseignement et les programmes soient identiques. Une fois que les connaissances du code de la route sont acquises et validées, l'examen à l'épreuve pratique vérifie que la formation est bien terminée, que le minimum d'expérience nécessaire est acquis par le jeune pour conduire seul sans mettre en danger sa sécurité ou celle des autres.


Pour un comportement inné

Fruit d'une longue et progressive éducation routière dispensée sur un cursus scolaire allant de la maternelle (bases élémentaires de l'usager piéton) à la terminale ou ses équivalences (niveau permis A et B - 18 ans) en passant par le primaire (bicyclette), le collège (vélomoteurs, scooters, niveau permis A1 - 16 ans) ponctuée par l'acquisition et la validation dûment contrôlée de modules successifs, le diplôme national du permis de conduire sera l'aboutissement d'un parcours éducatif impartial accessible à tous, un moyen de remplacer le comportement irresponsable de certains usagers de la route contre lesquels le tout répressif n'est qu'illusion par une nouvelle approche de la vie routière dans son ensemble, une prise en compte respectueuse de l'autre et une philosophie de sérénité dans l'attitude, ces nouveaux comportements devenant innés puisque acquis depuis la plus jeune enfance.


Le suivi

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Un suivi obligatoire

Afin d'offrir à tous les usagers de la route, la mise à niveau de leurs connaissances en la matière, notamment sur les nouvelles législations adaptatives qui seraient apparues depuis l'obtention du permis de conduire, il est prévu d'assurer un suivi après cet examen, afin de garantir un bon niveau de conduite tout au long de la vie de l'usager.


La visite médicale

A périodes régulières qu'il faudra définir (3 ou 5 ans par exemple), chaque conducteur sera convoqué à une séance de contrôles, de tests et de formation complémentaire incluant une visite médicale pour déceler les pathologies à risques. Ces séances auront un caractère obligatoire. Leur manquement pourrait déboucher sur une levée provisoire de l'autorisation de conduire. Le coût de ces visites pourrait être pris en charge au titre de la prévention routière ou directement par le titulaire au même titre qu'un "auto-bilan".


A propos du mag’auto.fr

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2010, le mag'auto décapsulait le point fr pour devenir le 1er magazine automobile de proximité sur internet avec 2 éditions départementales. Plus de 7.5 millions de pages vues*, 71 000 abonnés* et 7100 chroniques plus tard, en offrant à ses lecteurs une épaisseur rédactionnelle digne des meilleures références nationales, une actualité réactive en continu, de vrais essais libres, impartiaux, objectifs et un contenu largement plébiscité, le mag'auto.fr est devenu un des acteurs majeurs de la presse spécialisée numérique dans le domaine de l'automobile.

2011, le mag'auto.fr franchit une nouvelle étape, élargit son audience, vient de recevoir la certification service de presse en ligne par la Commission paritaire des Publications et Agences de Presse sous le n° 0213 W 90729, devient un magazine national de la presse automobile et arbore un habillage luxueux et raffiné avec carbone, cuir, bois précieux, alu brossé et chromes pour abriter un sommaire encore plus complet, des reportages toujours plus exclusifs, des essais en plus grand nombre et de nouveaux espaces dédiés comme Femina, un regard de femme…

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A propos de Patrick Renzi

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Patrick Renzi, né à Laon (Aisne) le 3 avril 1955 d'un père et d'une mère enseignants, est un journaliste français. Fan d'automobile dès sa plus tendre enfance qu'il passe au milieu de ses Dinky-Toys et autres Norev, il assouvit bientôt sa passion à travers la lecture de magazines spécialisés qui entretiendront son goût de l'écriture ainsi qu'à travers la collection de modèles réduits qu'il ne cessera de compléter au fil des années. Tout en étant inscrit à la Faculté de Médecine de Nancy, il apprend la vente automobile et s'initie au reportage photo avant d'intégrer l'Education Nationale en 1975 pour prendre la gestion d'établissements scolaires et universitaires en Moselle, en Charente puis en Charente-Maritime.

Parallèlement, il écrit sa première chronique automobile dans les colonnes de l'Est Républicain dès 1972, assure les essais du magazine Slick pendant toute la durée de vie de la publication, fréquente assidument les studios de Télé-Luxembourg à la Villa Louvigny entre 1977 et 1980 auprès de Jean Stock et de Jacques Navadic et écrit pendant plus de 10 ans, en freelance, les rédactionnels de nombreuses pages thématiques auto pour différents titres du Groupe S3G tout en fournissant, à la demande de nombreux titres, les essais des nouveautés du moment.

Indépendant, travailleur et libre, il est toujours à la recherche de l'efficacité qu'il a longtemps essayé de mettre au service de la Fonction Publique dont il a du mal de supporter l'immobilisme et dont il irrite nombre de responsables hiérarchiques au point de claquer la porte bien des années plus tard. Il crée en 1986 KMS Diffusion, une structure de publicité et de communication, préside une radio locale, CANAL 88, dont il prend la direction d'antenne pendant 2 ans, monte une imprimerie en 1990. Il comprend très vite que l'informatique va révolutionner tous les médias et s'investit dans la connaissance de ce nouvel outil et de ses futures applications.

En 2005, il fonde le mag'auto.fr, magazine automobile sur internet, sous la tutelle de Top Sud, association 1901 avant de céder le titre au Groupe TopSud, structure de conseil en publicité, communication et société d'édition et de presse, dont il prend la Présidence en avril 2010. Il devient alors Directeur de la Rédaction du mag'auto.fr qu'il développe au point de pouvoir l'inscrire sur les registres de la presse spécialisée (CPPAP). Outre l'automobile qu'il affectionne particulièrement, il aime le cinéma, la musique, l'écriture et pratique le tir sportif. Marié à Catherine, il est le père de 3 enfants. .

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