La Q50 inaugure le nouveau système d'appellation d'Infiniti. Désormais, les berlines seront désignées par la lettre Q, associée à un nombre en fonction de la taille de l'auto.
On dit souvent que les enfants sont dans leur monde. Un univers parfois totalement imaginaire et idéalisé, créé pour jouer et s'évader en se libérant des contraintes de la réalité. Les patrons de marques automobiles sont un peu comme ça aussi parfois, en nous donnant l'impression qu'ils présentent des choses qu'eux seuls semblent voir. Celui d'Infiniti, Johan de Nysschen, a ainsi déclaré lors de la présentation de cette Q50 que l'auto change clairement les règles du jeu sur le segment des berlines sportives. " Avec des performances, un design et une technologie de premier plan, nous brisons les conventions, à l'image de la marque Infiniti. " Le souci, c'est qu'on ne voit pas vraiment ce qu'il y a de révolutionnaire avec cette Q50 quand on la découvre pour la première fois. On a même le sentiment de l'avoir déjà croisée dans la rue.
Manque de chance pour Infiniti, l'arrivée de ce nouveau véhicule s'est faite en même temps que la présentation de la toute nouvelle Lexus IS, sa concurrente directe de même nationalité. Et cette dernière en a mis plein la vue avec ses formes acérées et sa silhouette musclée. En face la Q50 semble bien sage. Plutôt que de sportivité, on parlera d'élégance. Cette remplaçante de la G37 préfère les courbes douces aux angles saillants. Commençons quand même par ce qui fâche vraiment : l'ensemble calandre/bouclier, qui fait tâche. La bouche est trop grimaçante et donne un air dégoulinant à la proue. Le pare-chocs n'arrange pas les choses. Il est proposé en deux dessins, l'un aux formes arrondies, mais molles, et l'autre avec des traits anguleux, qui dénote totalement. Dommage. Car le reste de l'auto est réussi, avec des proportions parfaitement équilibrées. La poupe est légère, la custode bien intégrée, les épaules délicatement marquées.
La planche de bord de la Q50 reprend la double vague typique des Infiniti, qui se prolonge dans les portières, agrémentée d'une nouvelle courbe asymétrique qui court jusqu'au tunnel de transmission entre les passagers, en contournant la console centrale. Celle-ci intègre un double écran tactile. Le contenu et les fonctions les plus souvent utilisés sont redirigés vers l'écran supérieur, comme le système de navigation. Les autres contenus résident sur l'écran inférieur.?L'ensemble fonctionne de concert. Par exemple, pour bien comprendre, les indications de navigation du GPS figurent en haut alors que la sélection de la destination peut être réalisée depuis l'écran inférieur. Espérons que tout cela soit intuitif à l'usage.
On se demande quand même pourquoi Infiniti nous présente sa Q50 comme une berline de sport. Le communiqué de presse met surtout l'accent sur le côté haut de gamme de l'auto en insistant sur les qualités en matière de confort, d'habitabilité et de finition. Par exemple, l'Active Noise Control est livré de série : ce système supprime les basses fréquences grâce à des enceintes montées dans les quatre portes, permettant de converser facilement avec les passagers. L'espace pour les occupants est en progrès et l'accessibilité est améliorée grâce à un pilier central déplacé vers l'avant. Le coffre annonce un volume généreux de 509 litres.
Pour le moment, on ne connait que les motorisations proposées pour le marché nord américain. Outre Atlantique, la Q50 sera proposée avec un V6 3.7 de 328 chevaux ou un bloc hybride associant un V6 3.5 de 302 ch à un moteur électrique de 67 ch. La puissance cumulée est de 360 ch. Ces deux moteurs sont associés à une transmission automatique 7 rapports, avec palettes au volant, et on a le choix entre propulsion ou transmission intégrale. Infiniti précise bien que d'autres moteurs seront proposés en fonction des spécificités du marché. Comprenez par là qu'un diesel est programmé pour l'Europe. Les quatre roues sont indépendantes, avec des suspensions multi-bras. Un sélecteur de mode de conduite est disponible, avec plusieurs niveaux de réglages (Sport, Standard, Eco, Neige, personnalisés).
Pour le moment, on ne connait que les motorisations proposées pour le marché nord américain. Outre Atlantique, la Q50 sera proposée avec un V6 3.7 de 328 chevaux ou un bloc hybride associant un V6 3.5 de 302 ch à un moteur électrique de 67 ch. La puissance cumulée est de 360 ch. Ces deux moteurs sont associés à une transmission automatique 7 rapports, avec palettes au volant, et on a le choix entre propulsion ou transmission intégrale. Infiniti précise bien que d'autres moteurs seront proposés en fonction des spécificités du marché. Comprenez par là qu'un diesel est programmé pour l'Europe. Les quatre roues sont indépendantes, avec des suspensions multi-bras. Un sélecteur de mode de conduite est disponible, avec plusieurs niveaux de réglages (Sport, Standard, Eco, Neige, personnalisés).
La Q50 est la première auto à proposer une direction avec réglages personnalisables. Elle se dote aussi d'une alerte de franchissement de ligne blanche évoluée, puisque le système lit la route (la camera est située dans le rétroviseur central) pour anticiper tout changement de voie non souhaité et assure des ajustements d'angle pour compenser les irrégularités de la route ou les vents latéraux. Sebastian Vettel, champion du monde en titre de F1 aurait participé à la mise au point de l'auto (le pilote court pour Red Bull, allié à Infiniti).
La Q50 fera sa première apparition européenne à Genève en mars. Elle sera commercialisée d'ici la rentrée.
La Q50 fera sa première apparition européenne à Genève en mars. Elle sera commercialisée d'ici la rentrée.

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