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édito
- par Alain INIAL
Le boomerang ? Vous connaissez sans aucun doute cet appareil (de chasse à l'origine, et de loisir maintenant) dont la manipulation est dangereuse. Il suffit pour s'en convaincre de regarder ce film culte " Le dîner de cons " où l'on découvre un lanceur de boomerang qui, apparemment, n'a pas pu récupérer normalement son engin.
Et puis, il y a l’effet boomerang. Ces idées qui paraissent excellentes mais dont les effets pervers, par retour, vous frappent en pleine poire alors que vous les aviez émises à des fins plus pacifiques. C’est ce qu’on appelle, dans le milieu automobile, un retour de manivelle (pour ceux qui l’on connue !).
La voiture évolue, elle est, aujourd’hui, plus
26/05/2012
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25/05/2012
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Triumph Herald cabriolet….
… par beau temps, et mauvais temps !!!
Ah, Triumph…. La marque qui vrombit encore dans nos mémoires, ces petites anglaises décapotables colorées, Herald, Spitfire, GT6, Vitesse… qui, de 1959 à 1980, ont vraiment fait la gloire de la marque…. D’ailleurs, avec un nom pareil… c’était prémédité !
Dans les années 50, Triumph ne fabrique que des roadsters. La firme, basée à Coventry a du se remettre de la guerre et de ses dégâts ... seule la marque subsiste, les usines sont à reconstruire. Et c’est pour concurrencer Jaguar que l’entreprise va développer des modèles « sport ».
Mais il faut évoluer et rendre Triumph populaire auprès du plus grand nombre. La voiture se démocratise, les femmes conduisent, congés payés pour tous, il faut développer un modèle tourisme… Deux millions de £ sont investis et c’est ainsi que nait la Herald, un modèle à châssis séparé dont Giovanni Michelotti , styliste turinois à la réputation solide, dessine les contours en un clin d’œil…. Et c’est parti, la Herald est lancée, un style anglais mêlé au style italien, une berline deux portes et un coupé pour commencer en 1959, et, en 1960 le modèle cabriolet….
Joli le modèle cabriolet, 2 portes, 2 glaces et un siège arrière de type divan. Un modèle idéal pour partir en vacances en amoureux, au soleil (et oui, en Angleterre, il y a aussi du soleil) le long des côtes du sud du pays, sur la jetée de Brighton face à la mer…. A chercher les côtes françaises… (Un peu loin Brighton, c’est plutôt Douvres ou Folkestone). Ou alors pour une escapade dans les montagnes du pays de Galle tout proche. Monsieur au volant, Madame à côté, foulard sur la tête pour ne pas finir en épouvantail, les bagages dans le coffre d’une belle contenance, les cartes routières dans les poches des portes prévus à cet effet, et le petit matériel, lunettes de soleil et gants de cuir dans le compartiment vide poche qui ferme à clé… sécurité.
Le modèle marche bien, mieux que les deux premiers. Et c’est tant mieux, car sur le plan esthétique, il est nettement plus agréable à regarder. Ses grands phares à l’avant encastrés surmontés de paupières dans l’alignement des ailerons arrières qui forment une visière sur les feux de position, une silhouette à la fois carrée, pure, simple, stable qui lui donne un aspect solide et bien campé, et surtout cette capote qui se fixe ou se rabat « en quelques secondes » nous indique le dépliant de l’époque…. « et qui se dissimule sous une housse protectrice d’aspect impeccable » ; c’est surtout cela le grand bonheur de cette voiture. Une décapotable familiale, les français en avaient envie, et c’est d’ailleurs en France que cette voiture a été le plus exportée. Avec notre climat continental, nos nombreuses côtes qui permettent de longues virées les cheveux au vent, c’est bien dans les belles campagnes et le long des plages mythiques du Sud de la France qu’on aperçoit le plus cette voiture. De plus, son budget plutôt raisonnable en fait une voiture attrayante pour beaucoup.
Et l’on se prend à s’imaginer sur les routes du midi, direction Ramatuelle, St Tropez, de Sainte Maxime à Monaco, routes de corniche, virages en nombre, quelle facilité de conduite. Avec ses presque 4 mètres de long et un poids à vide de 800 kilos, la Herald est très maniable sur tout type de route, d’une douceur étonnante, pas de fatigue… des suspensions à quatre roues indépendantes souples, des freins qui répondent bien, et une vitesse qui n’excède pas les 125 km/h pied au plancher, on a le temps de regarder le paysage… pas de tension, que du bonheur. Et quand on arrive en ville, là aussi, étonnement. Malgré sa longueur, son rayon de braquage est très court, ce qui permet de se garer dans un mouchoir de poche (enfin, pas trop petit quand même le mouchoir). Circuler dans les rues étroites et animées est également d’une grande souplesse, pas de souci pour manœuvrer, un simple tour de volant permet de virer dans un passage étroit, et cela sans effort grâce à la direction ultra légère malgré une faible démultiplication. Grand confort de conduite donc….
Zut, il se met à pleuvoir, une petite pluie fine assez désagréable et froide. Vite, recapottons ! Là encore, peu de temps pour le faire. La voiture n’a pas le temps de se transformer en bateau qui prend l’eau.La manipulation peut se faire de l’avant de la voiture avec un vérouillage simple par deux pinces de fixation. Et nous voilà repartis, croisant sur les routes les modèles de l’époque, VW Coccinelle , Renault Caravelle et autre Morris Minor, comme moi, décapotables… elle est belle l’insouciance, la jeunesse, peau halée, lunettes de soleil… sur des routes encore peu encombrées où les décapotables font sensation dans les villes et les villages que nous traversons.
Au fait, j’ai oublié de vous parler de l’intérieur de la voiture. Raffiné comme il se doit (on est une anglaise ou on ne l’est pas !) la planche de bord comprend tout le nécessaire pour être en sécurité : compteur kilométrique, lampe témoin pour la pression d’huile les grands phares et l’allumage, le thermomètre, la jauge d’essence et une lampe témoin pour les clignotants. Toutes les commandes sont placées au centre du tableau de bord et le bouton de klaxon se trouve au centre du volant. Les deux pare-soleil sont réglables dans toutes les positions et celui du côté passager comporte un miroir (il faut souvent se recoiffer !!!). Mais le clou de cette voiture est l’ouverture du capot de la voiture qui bascule entièrement vers l’avant (comme pour la jaguar Type E…) et qui permet un accès facile à l’ensemble du moteur, mais lui donne un look bizarre à l’ouverture !!
La Triumph Herald fera des petits : la Vitesse, puis ce sera toute la gamme Spitfire. Il sera produit 64 000 Herald en 11 ans (toutes catégories) et aujourd’hui, nombreuses sont en restauration, les amateurs étant bien éclairés, et il est possible d’en louer pour un mariage… A l’époque, en Angleterre, c’est sur cette voiture que l’on apprenait à conduire…. Et c’est dans « L’île Noire » que l’on peut voir Tintin interpeller des touristes qui circulent dans une Herald rouge tractant une caravane. La figurine existe…. Et elle a du succès !
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