Mazda MX-5 Roadster coupé…
… de l’aspirine dans la boite à gants
C’est avec un plaisir non dissimulé que nous avons pu prendre possession la semaine dernière du roadster Mazda MX-5 restylé… Malheureusement, premier malheureusement, il est blanc… que j’aurai aimé l’avoir en couleur. Et deuxième malheureusement, après ces trois mois de grand soleil, le week-end s’annonçait plutôt couvert et pluvieux. Pas de chance ! Au moins on n’attrapera pas de coups de soleil ! Mais en Charente Maritime, on a beau nous annoncer de la pluie... on ne la voit pas venir. Et c’est donc au soleil que nous avons pu réaliser notre essai.
QUELQUES GENERALITES
Nous sommes à la troisième génération de ce roadster qui reste le cabriolet sportif le plus vendu au monde avec pas moins de 900 000 unités produites depuis son lancement en 1989, il y a 21 ans. Le modèle de troisième génération lancé en 2005 s’est vu imposer plus de rigidité, plus d’équipement pour un poids moindre. C’est en 2006 que Mazda lance le modèle avec toit rigide rétractable, celui que nous allons tester. Plus pratique, ce toit s’ouvre et se ferme en 12 secondes chrono. C’est top !
LE TOUR DU PROPRIO
Vu de devant, le MX-5 affirme à la fois sa puissance et sa finesse. Un bouclier avant monobloc intégrant la calandre en forme de pentagone, des feux inclinés vers cette calandre et des antibrouillards en partie basse très sportifs, l’ensemble est très réussi sur le plan esthétique. Et le logo de la marque en forme d’ailes s’y intègre parfaitement. De profil, le bas de caisse s’est élargi. Les jantes alliage 17’’ sont très chics. Les poignées dans le coloris de modèle rehaussé d’une ligne chromée sont d’un bel effet. Et le clignotant présent sur le flanc inspire le respect. Les rétroviseurs ont une ligne aérodynamique. De la couleur de la caisse, ils concourent à la ligne athlétique du Roadster. Vu de dos, le MX-5 est costaud, presque lourd malgré les courbes. Le bas de caisse noir intègre les deux sorties d’échappement qui nous rappelle que nous sommes en présence d’un véhicule très sportif !
ESPACE INTERIEUR
Oh là que la terre est basse quand on s’assied dans ce roadster. Attention, la première fois, c’est la surprise ! Et je ne vous raconte pas pour en sortir. Pour avoir la classe, pas facile ! Enfin ça fait au moins sourire et rire, c’est déjà pas mal. Les sièges sont d’un grand confort. Noirs bien sûr, cuir of course, on se sent bien maintenu et très à l’aise. Et chauffant qui plus est les sièges… 5 positions… à tester. Pour le moment, il fait trop chaud et les fauteuils en cuir ont déjà tendance à être brûlant… je ne vais pas en rajouter. La planche de bord est simple et accueillante. Bicolore, noire paré d’un insert transversal gris foncé, très chic ! Volant à trois branches en cuir pour la sportivité, des compteurs ronds, des ouïes d’aération rondes, des commandes de réglage ronds cerclés gris argent… agréable. L’ordinateur de bord recense les données principales sur l’afficheur LCD central en rouge et les compteurs retro-éclairés sont du plus bel effet. Le levier de vitesse est placé un peu loin et à plat. Une position penchée aurait sans doute facilité la manipulation.
Quelques rangements intérieurs, le minimum indispensable. Car il n’y a pas beaucoup de place. Mais on arrive sans souci à caser son téléphone, sa carte bleue pour les divers règlements sur autoroute. Mais pas évident de trouver le place pour une bouteille d’eau. Ou alors une toute petite dans le coffre vertical entre les deux fauteuils. Moi j’ai laissé la mienne sur le siège passager ou sur les genoux du passager ! Quant au coffre, là aussi j’ai été bluffé. Je m’attendais à une place mini mini. Il s’avère qu’il équivaut à 150 litres d’eau, tout comme pour la version capote souple. Et j’ai pu y mettre des choses dedans. Enfin… faut pas exagérer, mais deux packs d’eau plus un pack de lait, dans le sens de la hauteur car il est bien profond, plus deux sacs de course… le tout est rentré sans souci… et j’aurai encore pu en ajouter. Par contre, lorsque nous avons essayé d’y loger un saxophone baryton… là non, impossible. A moins de le démonter entièrement. Ce n’était pas le but !
SOUS LE CAPOT
C’est vrai que lorsque l’on se promène avec ce type de véhicule sportif, il s’en montre plus d’un intéressé par ce qu’il y a sous le capot. Et sous le capot, on trouve à moteur à essence 2.0 litres MZR à propulsion, couplé à une boîte manuelle à six rapports. Et lorsque l’on demande de mettre en route ce moteur, c’est bien sûr le son qu’il produit qui fait son effet ! Une sonorité sportive si reconnaissable qu’on ne peut s’empêcher de jouer de la pédale d’accélérateur ! Pour les techniciens, sachez que le vilebrequin est de type matricé pour une bonne rigidité à haut régime, que les pistons entièrement flottants permettent une haute fiabilité au niveau des bossages de l’axe, que les ressorts de soupapes ont été modifiés pour éviter qu’elles ne s’affolent à très haut régime et que les coussinets des têtes de bielles sont réalisés dans un matériau durable.
SUR LA ROUTE
Une fois sur la route, c’est là que les difficultés commencent. Mazda nous annonce une nouvelle boîte manuelle 6 vitesses avec des passages de rapports plus rapides et plus doux. Rapides, ok mais doux, là, pas d’accord. Je l’ai trouvé difficile à manier cette boîte. Surtout quand on tire un peu sur le moteur (un peu je dis bien). Ce qui rendait la conduite parfois plutôt désagréable. Par à-coups alors que je pensais trouver de la fluidité. Couple maxi atteint à 5000 tr/mn, puissance à 7000 tr/mn et limite du régime maxi à 7500 tr/mn, c’est vrai qu’il y a de quoi faire de la conduite une épreuve sportive… pour moi cela a été parfois une épreuve dans le sens difficile et douloureux du terme. Amortissement parait-il meilleur… je l’ai trouvé très dur. Il s’agit pourtant d’une suspension sport avec quatre amortisseurs Bilstein. Les sensations sont bonnes dans l’ensemble, mais tout est trop dur. Dans les virages serrés, on maîtrise facilement la voiture. Elle reste bien à plat.. par contre, dès qu’il se met à tomber une petite pluie et que la chaussée commence juste à être humide.. gare à la glissade… ça peut aller très vite, et on en reste bien étonné ! Est-ce parce qu’elle est légère, juste un peu plus d’1 tonne, parce qu’elle ne colle pas assez à la route ? La voiture est pourtant équipée du contrôle dynamique de stabilité… Le plus gênant dans cette voiture reste pour moi le bruit. Le bruit et non pas le son. Le son du moteur est agréable. Mais dès que l’on roule toit fermé, le bruit dans la « cabine » est tel qu’il n’est pas très aisé de discuter ou qu’il faut monter le son de la radio très haut. Faire plusieurs dizaines voir centaines de kilomètres avec ce bruit, il y a de quoi arriver avec un sacré mal de tête. Vite, de l’aspirine !
CONCLUSION
Cette voiture n’est pas faite pour les longs trajets. Elle est faite pour se faire plaisir sur les petites routes de campagne, de marais, les lacets de montagne, les routes côtières et même sur circuit. Elle est faite pour frimer aussi… n’est-ce pas ? J’ai rencontré dans ma ville un groupe de saxophonistes tous de noir vêtus qui se rendaient à un concert. Ils m’ont demandé s’ils pouvaient poser à côté… juste pour le fun ! On a tous bien rigolé. Le chef au volant, les filles prenaient la pose sur le capot… et quelques uns ont entamé leur morceau préféré : l’Encantada ! Merci pour ce bon moment… Quant à moi, j’ai rendu le MX-5 au parc Presse Mazda, en ayant pris quelques couleurs sur le visage, mais bien contente de ne plus souffrir du bruit…. Au fait monsieur Mazda, vous ne pourriez pas y ajouter un GPS au MX-5.. à ce prix là, il en mériterait un….
Notez
au hasard des essais déjà parus...
maxi drive
|
berline
|
break
|
monospace
|
coupé-cabriolet
|
4x4-suv
|
gt
|
super sport
|
deux roues
|
utilitaire
|
électrique
|
concept car
|
|