Mazda CX-7 2.2 MZR-CD Performance...
...avant que cela ne sente trop le sapin
Un gros SUV Mazda ? Ah bon cela existe ? Et même depuis 2006 ! Depuis, le CX-7 s’est offert un nouveau visage et un bloc diesel. Que vaut-il alors sur la route ?
Mazda a bien fait progresser son niveau de notoriété ces dernières années en Europe, en améliorant la qualité et les prestations de ses produits certes, mais surtout en leur donnant plus de sex-appeal. C’est tout con, mais on le répète à l’envie pour que certains le comprennent bien (n’est-ce pas Renault ?) : pour vendre des autos, elles doivent être désirables ! Chez le japonais, le renouveau fut signé van den Acker, qui officie désormais chez… le losange.
La firme d’Hiroshima s’est donc bien développée mais comme on a pu le constater lors de cet essai, il reste beaucoup de chemin à parcourir. Quasiment personne n’était en mesure de mettre un nom à notre voiture, si ce n’est les connaisseurs bien évidemment. Il est vrai que dans l’univers du SUV, ou plutôt du crossover grand gabarit, on ne pense pas vraiment à Mazda au moment de l’achat. Au final, depuis 2006, seulement 30 000 clients ont craqué pour un CX-7. Il faut reconnaitre que ce véhicule a longtemps souffert de l’absence de diesel. Un impair réparé, ce qui donne une nouvelle chance au CX-7.
QUELQUES GENERALITES
Mazda a bien fait progresser son niveau de notoriété ces dernières années en Europe, en améliorant la qualité et les prestations de ses produits certes, mais surtout en leur donnant plus de sex-appeal. C’est tout con, mais on le répète à l’envie pour que certains le comprennent bien (n’est-ce pas Renault ?) : pour vendre des autos, elles doivent être désirables ! Chez le japonais, le renouveau fut signé van den Acker, qui officie désormais chez… le losange. La firme d’Hiroshima s’est donc bien développée mais comme on a pu le constater lors de cet essai, il reste beaucoup de chemin à parcourir. Quasiment personne n’était en mesure de mettre un nom à notre voiture, si ce n’est les connaisseurs bien évidemment. Il est vrai que dans l’univers du SUV, ou plutôt du crossover grand gabarit, on ne pense pas vraiment à Mazda au moment de l’achat. Au final, depuis 2006, seulement 30 000 clients ont craqué pour un CX-7. Il faut reconnaitre que ce véhicule a longtemps souffert de l’absence de diesel. Un impair réparé, ce qui donne une nouvelle chance au CX-7.
LE TOUR DU PROPRIO
D’ailleurs, le CX-7 a de faux airs de break. Il montre ainsi un pare-brise fortement penché (angle de 66°). S’il n’est pas très connu, il a l’avantage d’avoir un style jugé positivement par la plupart des personnes croisées au cours de cet essai. Même si le restylage lui a donné un air moins consensuel avec un nouveau bouclier. La grande bouche et les antibrouillards dans des inserts verticaux plus imposants ne seront pas forcément du goût de tous, notamment de ceux qui aiment la finesse. Surtout que ce nouveau visage tranche un peu avec le reste de l’auto, qui fait dans la sobriété. Le CX-7 se veut athlétique, avec des hanches prononcées, alliées à un décroché au niveau du vitrage, ou des ailes avant gonflées ! Et les jantes de 19 pouces en imposent, d’autant que la monte pneumatique (des Bridgestone ici) est généreuse. Attention à la facture au moment de les changer !
ESPACE INTEREUR
A bord, cela respire le sérieux ! L’ambiance est triste avec très peu d’éléments de décoration qui viennent égayer cet univers foncé. Seule fantaisie, le rétro-éclairage rouge et bleu des compteurs, qui sont bien lisibles. La présentation est donc sobre et flatte l’œil. Moins le toucher, avec des matériaux durs, même si leur grainage présente pas trop mal. On trouve facilement une bonne position de conduite. On est assis haut, ce qui dégage le champ de vision. Mais vers l’avant. Car le pare-brise très incliné gêne la visibilité en virage. En manœuvre, on pestera contre les montants épais. Heureusement, la caméra de recul aide. Niveau ergonomie, il faudra un petit temps d’adaptation pour les boutons au niveau du volant. Gros point noir au niveau du GPS. Déjà l’écran est vraiment petit. Et puis naviguer dans les menus est compliqué avec des commandes peu intuitives. Dommage aussi par ailleurs qu’on ne puisse pas régler précisément au kilomètre/heure près la vitesse lorsqu’on se sert du régulateur. Le CX-7 souffre de son âge en ne proposant pas des équipements devenus classiques, comme la climatisation séparée gauche/droite. On appréciera en revanche le volume du coffre, aux formes régulières, et la bonne habitabilité.
ASPECT TECHNIQUE
Le CX-7 de cet essai était équipé du 2.2 diesel MZR-CD. Un bloc qui développe 173 ch et un couple de 400 Nm dès 2 000 tr/min. Il est doté du système SCR, la réduction sélective par catalyse. Un système qui convertit les gaz polluants NOx en azote inoffensif et oxygène. Pour cela, il utilise une solution d’urée aqueuse stockée dans un réservoir à recharger tous les 20 000 km environ. Ce diesel est associé à une boîte à 6 vitesses. Mazda affirme avoir soigné l’isolation phonique.
SUR LA ROUTE
Et pourtant, on l’a trouvé assez sonore à l’accélération, ce moteur! Une fois à vitesse stabilisée, le bruit s’estompe, mais quand on sollicite le 2.2, il se fait entendre ! Et il faut savoir le relancer, car avec 1 800 kg à vide sur la balance, le CX-7 est parfois un peu à la peine. Ce n’est pas qu’il est sous motorisé, car les accélérations sont plutôt bonnes, mais il faut faire attention à ne pas se faire surprendre. D’autant que le maniement de la boîte n’est pas toujours agréable. Si les verrouillages sont bons, le guidage manque parfois de précision. Heureusement, on apprécie la douceur de l’embrayage. La 6è n’est faite que pour l’autoroute. Le CX-7 ne laisse pas le choix : c’est un 4x4 permanent. On ne peut donc pas toucher aux réglages de la transmission intégrale. La garde au sol élevée permet les escapades, même si on devra faire attention à la carrosserie qui n’est pas du tout protégée ! Les quatre roues motrices sont un plus sous la pluie (qui n’a pas manqué pendant l’essai). Ce crossover se veut sportif sur le papier, moins au volant. Ce n’est pas son rôle, remarquez, d’enchaîner les virages à bon rythme. D’autant que le poids de la bête se rappelle vite à notre souvenir. Mais la tenue de route reste bonne et la direction agréable.
CONCLUSION
Le CX-7 n’est pas un mauvais choix, mais ce n’est pas le meilleur non plus. Il faut être honnête : ses 5 ans au compteur commencent à se faire sentir. Les prestations fournies sont plus qu’honorables, mais la concurrence propose des offres plus abouties. Le Mazda peut miser quand même sur son look agréable, son équipement complet et ses qualités routières dans la bonne moyenne pour séduire. Il n’a au final pas de gros défauts qui l’élimine du départ. On lui reprochera surtout sa finition moyenne, le niveau sonore à l’accélération ou sa consommation un poil élevée, avec plus de 8 litres en moyenne en utilisation quotidienne.
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