Une restauration habracadabrante
Glasurit est le leader en peintures de restauration automobile. Hubert Haberbush, carrossier Installé à Strasbourg depuis plus de 30 ans, restaure les carrosseries de véhicules anciens et de prestige. Et comme l’union fait la force : Glasurit et Hubert Haberbush ont mis en commun leur savoir-faire au service d’une restauration unique en son genre.
Des outils de pointe
Glasurit dispose à cet effet d’un programme CCC (Classic Cars Color) avec une base de données reprenant plus de 200.000 colories, utilisés dans le secteur de l’automobile entre 1904 et 1970. Mais avant de la mettre en peinture, ils ont refaçonné le capot et la carrosserie en aluminium sur l’ossature en bois. Ensuite ils ont restauré à l’identique les accessoires et la sellerie grâce au travail d’artisans. Après toutes ces étapes, ils l’ont remise en peinture grâce aux analyses chimiques qui ont pu les éclairer sur la teinte d’origine.
La Bugatti 28 : un prototype unique
Ettore Bugatti proposait une voiture sans vocation sportive, une voiture de luxe, puissante, silencieuse, souple et confortable en 1921, au salon de Paris. Ce prototype est resté « unique ». Une seule a été fabriquée, et par miracle, elle est l’un des fleurons de cette fabrique d’automobiles mythiques. Cette superbe automobile a été rachetée par les frères Schlumpf en 1963. Elle était alors habillée d’une robe d’un vert pétard qui n’était pas du tout d’origine. Mais grâce à un film qui avait été tourné entre 1922 et 1923, et grâce à diverses sources, il a été possible de retrouver la teinte d’origine : un gris métal.
La Bugatti est classé monument historique en 1976
Hans et Fritz Schlumpf, industriels dans le textile, voient fleurir leurs affaires. Fritz aime les voitures et les collectionnent. Sa filature de Mulhouse deviendra un véritable musée. Le temps passe et ce sont près de 400 pièces qui investissent les locaux de l’usine. Tout se fait dans le plus grand secret. Mais dans les années 70, le secteur du textile tombe en désuétude. En 1976, rien ne va plus. Les deux frères vendent leur affaire à l’aube d’un conflit avec leurs salariés et partent en Suisse. En 1977, lors de manifestations, le « musée » est découvert. La collection devait alors éponger les dettes des frères Schlumpf. Mais le sort en décide autrement : la collection est classée monument historique en 1978 et devient par la suite la propriété de l’association du musée national de l’automobile de Mulhouse.
Le type 28 est un tournant dans l'histoire de Bugatti
C’est la première fois qu’un châssis de tourisme n’est pas utilisé pour les compétitions sportives. Bugatti a l’habitude de promouvoir des véhicules à quatre cylindres de 1,5 litres. Mais la Bugatti type 28 Torpédo, c’est 8 cylindres soit 3 litres. Avec ses 80 CV à 3400 tour/minutes, la 28 atteint les 130 km/H et dispose de deux carburateurs. Cette voiture est le fruit de travaux d’améliorations et d’inventions. Ettore Bugatti pense qu’une telle cylindrée convient parfaitement pour une voiture de tourisme. Les caractéristiques du moteur permettent, selon lui, d’envisager de belles performances. Un châssis de cette envergure peut supporter des carrosseries suffisamment grandes pour transporter cinq passagers. Pour faciliter la conduite, Bugatti a mis au volant quatre molettes pour régler le moteur en fonction du carburateur.
Conclusion
La Bugatti type 28 Torpédo est un bijou unique au monde. Sa restauration a été réalisée en étroite collaboration avec le musée nationale de l’automobile de Mulhouse et selon des règles propres aux Musées de France. Le résultat obtenu doit être conforme au diagnostic de départ posé par le musée. La partie pratique a fait le bonheur de Glasurit et Hubert Haberbush et désormais ce sont tous les passionnés de voitures exceptionnelles qui seront ravis.

Berline
Bugatti Type 28…




















Maratuech 1922

