Volkswagen Golf GTI G60 1/18 OttOmobile …
... en rouge et noir !
Il faut se replonger au tout début de la décennie 90 pour retrouver un lancement pas tout à fait comme les autres....
PRESENTATION
D'un seul coup d'un seul, alors que la Golf GTI tenait déjà la dragée haute à la plupart de ses copines de récré et que certains constructeurs se lançaient déjà dans l'épopée du turbo, Volkswagen nous gratifiait de versions G, G comme la forme schématique des spirales du compresseur, G aussi qu'on allait retrouver sous les capots des Polo (G40), des Golf et des Corrado (G60). Pour la Golf qui nous intéresse ici, c'est l'apothéose. Elle peut désormais afficher glorieusement les 160 chevaux que procure sa mécanique diabolique à 5800 tr, franchir le 0-100 km/h en un peu plus de 8 secondes et atteindre 216 km/h en pointe nécessitant l'implantation d'un nouveau tachymètre gradué jusqu'à 260... L'avantage mécanique, c'est avant tout l'absence de temps de réponse alors énorme avec les turbo de l'époque et surtout une pêche d'enfer à tous les étages et un réel plaisir de conduite.
LIGNES EXTERIEURES
Pourquoi déstabiliser la clientèle toute acquise à sa cause... La Golf est une totale réussite commerciale depuis des années et la GTI qui couronne jusque là la gamme est une référence dans le domaine des petites bombinettes au sang chaud. Pour démarquer sa GTI G60, Volkswagen se contentera de menues revues de détail sans véritable révolution esthétique marquante. Bien entendu, les monogrammes G60 sont en bonne place sur la calandre ou sous le sigle arrière, en rouge comme il se doit, le pare-brise est collé histoire de mieux rigidifier la bête, les extensions d'ailes sont élargies tant au niveau des roues avant que des roues arrière et les jantes alu sont empruntées à la cousine Rallye. Pour ces dernières, les diamètres des disques de freins avant étant passés à 280 (au lieu de 239 tout de même), disons que l'espace est compté. Pour le reste, aucun changement, l'essentiel se situe sous le capot...
A L'INTERIEUR
Toujours dans le même esprit, à part quelques impératifs conceptuels comme la console modifiée par le passage des nouveaux tubes d'échappement (catalyseur oblige...), on retrouve l'habitacle de la GTI de "base" ! Même planche de bord au demeurant fort bien équipée des instrumentations spécifiques de l'époque, même volant 4 branches tristounet, mêmes sièges au tissu carreaux très tendance et puis basta! Du pur VW, bien conçu, sans fioriture aucune, noir c'est noir, black is black, au fond, on en viendrait presque à aimer ces carreaux.
SUR LA ROUTE
C'est bien sûr dans ce chapitre que notre G60 va rayonner et répandre le feu de sa générosité. Mieux qu'une GTI, c'était déjà pas facile à trouver, mais côté sensations, performances, qualités routières et sportives, la G60 mettait tout le monde au tapis. Telle un kart accroché à son bitume, notre Golf vitaminée de son compresseur très volontaire était un pur moment de bonheur intense. De la puissance partout, une précision de châssis extraordinaire, un freinage hyper puissant et d'une endurance à ridiculiser le meilleur des marathoniens, une boîte 5 vitesses aux rapports allongés qui abandonnait sa commande par tringlerie au profit d'un câble, une suspension abaissée et duraille à souhait pour une tenue de cap nette et précise, une direction ferme et incisive... Une bête de course qu'il ne fallait certes pas confier aux premiers venus sans expérience au risque de faire quelques sorties intempestives. Certains n'ont d'ailleurs plus le loisir de s'en souvenir...
LA MINIATURE
On retrouve les bons points et les défauts maison inhérents à la production Ottomobile. Certes, pour un prix somme toute très mesuré, il faut parfois savoir sacrifier la crémière. Et si la teinte rouge tornade est bien appliquée et bien rendue, on regrettera quelques bavures harassantes au niveau du noir mat des pare-chocs, des passages d'ailes, des joncs ou des protections latérales... Idem pour le gris alu des jantes que l'on retrouve sur le flanc du pneu AR gauche...Dommage. Autre défaut maintes fois souligné auprès du fabricant, le manque de finesse des pièces rapportées comme les essuie-glaces. Toujours pas de vitres latérales "baissées" qui permettraient aux regards inquisiteurs d'apprécier la qualité de l'habitacle et de profiter au plus près de sa monture,... à défaut de parties ouvrantes ! Pour le reste, il n'y a vraiment rien à redire, les lignes générales sont fidèles, le rendu n'appelle aucune critique, le dessin des jantes est respecté et les blocs optiques tant à l'avant qu'à l'arrière participent à la qualité de la miniature.
EN RESUME
Il est dommage de constater qu'Ottomobile demeure insensible à nos recommandations. Pour quelques attentions supplémentaires peu onéreuses (au risque d'ajouter quelques petits euros au prix de vente, tous les modèles sont de toutes manières vendus), les miniatures de ce fabricant titilleraient l'exceptionnel. Une ou 2 vitres abaissées, une finition de peinture (détails) plus assidue, des pièces rapportées un rien plus fines et en attente de pose simple par le client final (notre modèle avait l'essuie glace arrière et l'antenne de toit cassées), un boîtage mieux adapté, cela suffirait pour mettre en valeur les immenses qualités de cette collection dont les modèles sont choisis avec beaucoup de soin. Car la fidélité des lignes de cette G60 comme de toutes ses collègues d'étagères de la même marque ne se rencontre jamais dans ce créneau tarifaire. Reste à surveiller de près la production chinoise, et là, c'est une autre paire de manches !
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