Un sujet qui nous est cher, l'automobile, vous savez ! Cet outil qui nous sert quotidiennement à nous déplacer, fait partie du cercle des secteurs les plus exposés. Un cercle pas très fermé, il faut bien l'avouer car, désormais, la belle époque des voitures "parues-vendues" est bien révolue. La grande époque des voitures construite sur une chaîne et dont le client a déjà réglé la facture est bel et bien terminé. Les constructeurs sont contraints désormais de s'adjoindre un second cerveau, une capacité supplémentaire. Jusqu'ici, ils concevaient des voitures et essayaient, tant bien que mal de les vendre, à grand renfort de gadgets et d'innovations. Ils ont compris aujourd'hui qu'il faut vendre à des clients qui ne peuvent plus payer, des voitures pas trop chères tout en s'autorisant une marque qui va leur permettre de continuer à exister. Du constructeur au vendeur,dernier maillon de la chaîne avant la mise en circulation d'un véhicule, toute l'échelle industrielle réfléchit à sa mutation et, oserai-je le dire, à sa survie. L'industriel va revoir sa copie quant au produit proposé et si 6 airbags suffisent plutôt que 8, personne ne s'en plaindra. Si le détecteur de pluie ou le régulateur de vitesse sont absents, ca ne sera pas si important. Le concessionnaire, lui, devra revoir sa marge à la baisse et ses services à la hausse et nul ne s'en plaindra. C'est d'ailleurs sur ces derniers critères que l'éventuel acheteur fera son choix. Enfin, le vendeur, lui, devra être plus respectueux du client et arrêter de le regarder comme une vache à lait qui est venue s'asseoir en face de lui pour lui proposer un gros chèque.