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2 Août 2008
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ROLLS ROYCE Drophead Coupé...

... chérie, j'ai rétréci le yacht !


par Patrick RENZI

Il est dans le monde automobile des domaines réservés au luxe et au raffinement extrême, une sorte de microcosme fastueux où les paillettes se mêlent aux billets verts, les métaux rares aux bois précieux, les délires conceptuels aux tarifs élitistes.

Dans cet univers édéniques, Rolls Royce occupe un univers de premier plan depuis des lustres. Conservateur dans l'âme, respectueux d'une clientèle richissime à souhait qui déteste les évolutions trop marquantes tout en ne reniant pas les bienfaits de certaines technologies du monde moderne, Rolls Royce évolue tranquillement dans ce cercle hyper fermé en élaborant une gamme structurée au milieu des orages économiques qui secouent parfois les comptes suisses les plus vulnérables.



ROLLS ROYCE Drophead Coupé...
A la tête du design du constructeur désormais centenaire, un homme qui sait de quoi il retourne et maîtrise à la perfection le style de la maison. Ian Cameron ne se contente pas de faire évoluer les gammes par le simple jeu de savants restylings. Il repense en profondeur ses nouveautés pour en faire des écrins d'excellence qui referment certains joyaux aussi subtils que magnifiés.

En abandonnant la griffe Corniche qui a fait les beaux jours de Rolls Royce et en adoptant l'appellation Phantom Drophead Coupé pour sa dernière née, le constructeur anglais veut glorifier son cabriolet et force est de constater que le résultat est pour le moins excellissime.

De l'extérieur, ce vaisseau de plus de 5.60 m de long en jette et pas qu'un peu. Une face avant hyper massive qui semble sortir tout droit de la Place Vendôme, des joues latérales qui n'en finissent pas de courir solidement le long du yacht, une poupe classique qui abrite une malle de contenance confortable… nous avons bien là affaire à une voiture pas tout à fait comme les autres.

ROLLS ROYCE Drophead Coupé...
Tenez ! Prenez cette calandre en acier poli aux dimensions plus que généreuses qui met un point d'orgue à l'immensité d'un capot tout d'acier cette fois brossé recouvert et j'ose à peine évoquer la célébrissime pièce d'orfèvrerie Spirit of Ecstasy qui s'extrait des entrailles par magie manuelle ou automatique, selon la demande. Il y a là de quoi remettre aux musées toutes les créations du moment. Notre Rolls se déshabille et enlève sa capote épaisse 5 épaisseurs garnie de laine et de cachemire pour valoriser un espace de vie où tout a été pensé et assemblé avec un soin inouï.

C'est le teck spécialement huilé ceinturant l'habitacle par l'arrière qui donne à notre Rolls une allure de yacht. Assemblée avec savoir faire par des spécialistes du nautisme dans des essences birmanes, cet ensemble complexe donne une allure très soft à l'ensemble. Autre détail: la superbe sellerie pour laquelle pas moins de 15 peaux ont été sacrifiées! Les portes latérales ouvrent à l'envers et nous invitent à pénétrer l'univers intimiste de ce cabriolet. Un cocon de luxe garantit le bien-être des occupants. Devant nous, une planche de bord maison qui avoue pourtant certaines empreintes germaniques… enfin, c'est l'esprit…

Cela n'empêche pas la présence de 2 surprenants parapluies planqués habilement dans les ailes avant pour que la coiffure de Madame ne souffre pas des bruines hostiles, le couvercle de la malle en 2 parties dont la tablette autorisera certains pique niques caviar champagne et tant d'autres petits détails qui font qu'une Rolls demeure une Rolls.

Confortablement installé dans un fauteuil pour le moins avenant façon aristo au grand cœur!, le démarreur réveille le V12 de 6.7 litres qui anime la Drophead Coupé. Ici, tout est aseptisé… tout n'est que délicatesse et douceur… Le V12 est docile, tout en retenue. La voiture se révèle sereine et les 460 chevaux ne sont jamais brutaux. Tout se fait dans une tranquillité déroutante. Cela n'empêche pas l'aiguille du compteur de s'animer et d'atteindre des zones que la maréchaussée réprouve. La boîte est douce, le freinage endurant permet aux 2620 kg de cette Rolls de revenir à la raison en toute sécurité. Le volant est surprenant, mais la direction est d'une rare précision.

Les performances de la voiture sont trompeuses et il faut regarder les chiffres pour apprécier leurs niveaux. Moins de 6 secondes pour descendre la barre des 100 km/h départ arrêté, 240 km/h en pointe muselés électroniquement… pour un peu nous serions surpris tellement l'atmosphère qui règne à bord est un rien trop parfaite ou feutrée, quasi déroutante …
ROLLS ROYCE Drophead Coupé...

quelques chiffres !

Prix (€) : 445510
Puissance fiscale (CV) : 39
Moteur Type : V12
Cylindrée (cm3) : 6749
Puissance maxi (ch/tr) : 460/5350
Couple maxi (mkg/tr) : 73.4/3500
L / l / h (cm): 561/199/158
Réservoir (L) : 80
Coffre (dm3) : 315
Poids (kg) : 2620
Vitesse maxi (km/h) : 240
De 0 à 100km/h (s) : 5.9
1000 m DA (s) : NC
Conso mixte (l/100) : 15.7
Rejet CO2 (g/100 km) : 377 M2600
ROLLS ROYCE Drophead Coupé...

notre conclusion !

Pour marquer son époque, Rolls Royce n'a pas hésité à rechercher l'excellence pour parfaire sa Drophead Coupé. Massive et puissamment musclée, très digne en toutes circonstances, totalement adaptée aux modes de vie exclusifs de ses futurs propriétaires, raffinée dans le détail, délicieusement onéreuse, la dernière née de la firme britannique ressemble plus à un yacht autoroutier qu'à une automobile de tradition…

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Somptuosité extrême
Raffinement prestigieux
Confort royal
Insonorisation majeure

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Tarif de Ouf
Gabarit démesuré
Cavalerie trop bien élevée

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