Incapable depuis des lustres de distribuer des grandes berlines de luxe pour magnifier son catalogue, Peugeot décide de jouer la carte coupé BCBG pour donner un peu de peps à sa gamme ou faire table rase d'un passé parfois lourd à porter par les nouvelles générations disposées sans aucun état d'âme à délaisser les marques hexagonales pour atteindre l'exception.
Nouvelle ligne endiablée par le génie de designers en verve, abandon des numérotations pour l'appellation de la voiture, nouveau lion redessiné, le RCZ se destine à une clientèle nouvelle, dynamique, soucieuse de paraître et de se faire plaisir… Difficile pari sur un avenir hypothétique entre chiens et loups. Qu'en est-il exactement de ce coupé déjà très médiatique ?
Nouvelle ligne endiablée par le génie de designers en verve, abandon des numérotations pour l'appellation de la voiture, nouveau lion redessiné, le RCZ se destine à une clientèle nouvelle, dynamique, soucieuse de paraître et de se faire plaisir… Difficile pari sur un avenir hypothétique entre chiens et loups. Qu'en est-il exactement de ce coupé déjà très médiatique ?
C'est vrai qu'extérieurement, le RCZ a une sacrée allure avec le double bossage de son pavillon en verre, une prouesse technique, ses deux arches en alu, ses proportions optimales, son aileron mobile. Sensualité, puissance, aérodynamisme, certes, mais pourquoi ne pas avoir investi dans une nouvelle face avant dédiée à ce modèle dont la vocation n'est franchement pas la même que celle des 207 et autres 308 sans aucun intérêt stylistique majeur. Plus qu'une faute de goût, une erreur de marketing, une économie de bouts de chandelles indigne de l'image du RCZ. Franchement, tout le monde fait le comparo dans sa tête, le RCZ va venir jouer dans la cour du TT et les relents de 308 n'ont pas leur place.
Une fois grande ouverte la large portière sans montant, on pénètre dans un espace de vie soigné, certes, mais on retrouve l'esprit 308 dans l'habitacle du RCZ que l'on aurait voulu plus exclusif, moins commun, plus germanique… Bien sûr, on apprécie les sièges enveloppants au dessin parfaitement étudié, les matériaux de qualité qui décorent avec soin cet univers haut de gamme, la superbe montre bien mise en valeur sur la planche de bord, le graphisme et la conception des compteurs, l'habillage onéreux et intégral quand on opte pour le Pack Cuir intégral… Plus encore, la position de conduite basse cela va de soi, qui donne une impression de puissance et de sensations bien agréables…
Une fois grande ouverte la large portière sans montant, on pénètre dans un espace de vie soigné, certes, mais on retrouve l'esprit 308 dans l'habitacle du RCZ que l'on aurait voulu plus exclusif, moins commun, plus germanique… Bien sûr, on apprécie les sièges enveloppants au dessin parfaitement étudié, les matériaux de qualité qui décorent avec soin cet univers haut de gamme, la superbe montre bien mise en valeur sur la planche de bord, le graphisme et la conception des compteurs, l'habillage onéreux et intégral quand on opte pour le Pack Cuir intégral… Plus encore, la position de conduite basse cela va de soi, qui donne une impression de puissance et de sensations bien agréables…
Mais d'exception, rien ! Pas le moindre zeste de créativité digne des meilleures sportives pétillantes, pas le plus petit soupçon d'exclusivité qui fait que l'ordinaire devient mythique en un éclair. Comme si Peugeot n'avait pas su ou pu franchir le rubicon, sublimer le RCZ, freiné une fois encore par une retenue et une sagesse ancrée dans les gênes embourgeoisés de son acquis.
Car sur la route, le festival continue… De notre 2 litres HDi qui développe ses 163 petits chevaux bien tristounets heureusement secourus par un couple de 340 Nm dès 2000 tours, nous restons sur la fin car il faut être clair, on n'achète pas un RCZ ou un TT pour aller sucrer les fraises. Bien sûr, vous me direz qu'il existe un 200 ch essence de 1.6 litre qui passe le 0 à 100 en 7.5 s… mais, même ici, on ne va pas affoler les compteurs. Une fois de plus, il faut savoir dans quelle cour de récré on joue et, même si la tendance est aux restrictions en tout genre, personne ne doit avoir honte d'aimer en avoir sous le pied…
Car sur la route, le festival continue… De notre 2 litres HDi qui développe ses 163 petits chevaux bien tristounets heureusement secourus par un couple de 340 Nm dès 2000 tours, nous restons sur la fin car il faut être clair, on n'achète pas un RCZ ou un TT pour aller sucrer les fraises. Bien sûr, vous me direz qu'il existe un 200 ch essence de 1.6 litre qui passe le 0 à 100 en 7.5 s… mais, même ici, on ne va pas affoler les compteurs. Une fois de plus, il faut savoir dans quelle cour de récré on joue et, même si la tendance est aux restrictions en tout genre, personne ne doit avoir honte d'aimer en avoir sous le pied…
Ceci dit, les qualités routières du RCZ sont immenses et ne sont jamais prises en défaut. Une tenue de cap rigoureuse, un confort d'un excellent niveau malgré des réglages de suspension adaptés à la situation, des sièges accueillants et un équipement largement pléthorique. Il est vrai qu'en optant une fois encore vers la 308 et son succulent châssis, Peugeot a doté son RCZ d'une rigidité et d'une précision permettant certaines fantaisies. On peut également compter sur un freinage endurant, efficace ainsi que sur les différentes aides à la conduite devenues courantes comme l'ESP, le CSD, le REF…
Mais si le RCZ n'a pas osé affronter ouvertement les ogres affamés que sont les Audi TT et autres merveilles de ce genre, côté options, Peugeot s'est inspiré des méthodes d'Outre-Rhin en proposant des listes sans fin qui vont des packs Confort, Premium ou Vision, au Cuir Intégral en passant par la HiFi JBL, le WIP Com 3D pour le multimédia et l'offre de personnalisation qui permettra, moyennant finances, à chaque client, d'apporter la french touch nécessaire qui ira du toit en véritable carbone aux étriers de freins noir, en flirtant avec les jantes de 18 et même 19 pouces, les arches de couleur, les stickers ou le pack sport pour la 200 ch.
Mais si le RCZ n'a pas osé affronter ouvertement les ogres affamés que sont les Audi TT et autres merveilles de ce genre, côté options, Peugeot s'est inspiré des méthodes d'Outre-Rhin en proposant des listes sans fin qui vont des packs Confort, Premium ou Vision, au Cuir Intégral en passant par la HiFi JBL, le WIP Com 3D pour le multimédia et l'offre de personnalisation qui permettra, moyennant finances, à chaque client, d'apporter la french touch nécessaire qui ira du toit en véritable carbone aux étriers de freins noir, en flirtant avec les jantes de 18 et même 19 pouces, les arches de couleur, les stickers ou le pack sport pour la 200 ch.
CONCLUSION
En nous gratifiant de son coupé RCZ, Peugeot sort le grand jeu et fait parler la poudre pour dynamiser son image trop longtemps conservée dans le formol. Splendide réussite esthétique doublée d'une allure dévastatrice et d'un pouvoir de séduction redoutable, le RCZ avance de sérieux atouts dont une tenue de cap jamais prise en défaut, un freinage hyper puissant et un confort de suspension maîtrisé. Reste qu'à ce niveau de la compétition, le mieux est parfois l'ennemi du bien et n'est pas Audi qui veut. Trop longtemps dominé par un conservatisme familial invalidant, Peugeot a bien du mal à se faire un nom dans les rivalités du nouveau millénaire, malgré un énorme potentiel et un savoir faire évident. Mais pour taquiner quelques modèles phares comme le TT, s'appeler Peugeot n'a rien de valorisant. Certains avanceront le fait que le RCZ coûte globalement 10000 euros de moins que le TT, mais, quand on investit dans un coupé RCZ, c'est pour se démarquer du paysage et s'offrir un truc de ouf ! Pas pour côtoyer des 107, 207 ou même 607 et surtout pas pour rouler en coupé 308… même de luxe !
En nous gratifiant de son coupé RCZ, Peugeot sort le grand jeu et fait parler la poudre pour dynamiser son image trop longtemps conservée dans le formol. Splendide réussite esthétique doublée d'une allure dévastatrice et d'un pouvoir de séduction redoutable, le RCZ avance de sérieux atouts dont une tenue de cap jamais prise en défaut, un freinage hyper puissant et un confort de suspension maîtrisé. Reste qu'à ce niveau de la compétition, le mieux est parfois l'ennemi du bien et n'est pas Audi qui veut. Trop longtemps dominé par un conservatisme familial invalidant, Peugeot a bien du mal à se faire un nom dans les rivalités du nouveau millénaire, malgré un énorme potentiel et un savoir faire évident. Mais pour taquiner quelques modèles phares comme le TT, s'appeler Peugeot n'a rien de valorisant. Certains avanceront le fait que le RCZ coûte globalement 10000 euros de moins que le TT, mais, quand on investit dans un coupé RCZ, c'est pour se démarquer du paysage et s'offrir un truc de ouf ! Pas pour côtoyer des 107, 207 ou même 607 et surtout pas pour rouler en coupé 308… même de luxe !

Berline
PEUGEOT RCZ 2.0 HDi…
















