Magazine Automobile, Presse Automobile, Actualités Automobile, Magazine, Voitures, magazine auto, essais automobile, actualité du marché de l'automobile

lemagauto


L'EDITO
21/02/2012

Teheran, la belle excuse

Jamais décision n'aura été aussi commentée, décriée, rapportée, relayée... Pensez donc, l'Iran nous coupe les vivres, à nous, peuple développé en voie de disparition, à la solde du Moyen-Orient... Et alors? Qu'attendaient-ils ces artificiers à la petite semaine et ces moralistes à deux balles face à la force stratégique de l'Iran et aux pressions incitatives de ses nombreux copains de jeu.

A force de jouer avec le feu et de donner aux uns et aux autres des leçons de morale que l'on ferait bien de se mettre à profit, voilà que Mahmoud Ahmadinejad sonne la fin de la récré en bloquant ses livraisons de pétrole, nous, 5ème puissance du Monde... Enfin, c'est marqué dans les livres...
Soufflant tour à tour le chaud et le froid en prenant bien garde de ne pas déstabiliser les intérêts politiques de ses dirigeants successifs, la France a pris le risque de s'embourber dans des conflits qui ne sont pas les siens. D'ailleurs, pour Paris, la décision iranienne de fermer les robinets qui alimentent nos réservoirs est une aubaine..., du pain béni. Explications.

L'Iran, c'est quelques 3 petits pour cent de notre pétrole importé. Pas davantage! Alors, mettre sur le compte de l'ignoble Président iranien qu'il est, les futures hausses délirantes du carburant à la pompe, est un excès de zèle dont on se passerait volontiers à quelques semaines d'une élection présidentielle vitale pour l'avenir du "peuple de France" comme ils disent. 3 petits pour cent et l'on évoque déjà le spectre des 2 euros et plus car affinités, pour un litre de super... Ca s'appelle ni plus ni moins, nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Car la vérité est toute autre. Pour des impératifs d'équilibres budgétaires et de balances extérieures, la France doit importer sur le terme, beaucoup
05/02/2012

Des hauts de gamme qui n'en sont pas...

Pendant très longtemps, la France fut le berceau de l'automobile, la belle, la grande, la prestigieuse inaccessible, la gourmande onéreuse. C'était le temps où les grands constructeurs français rayonnaient et portaient les doux noms mythiques de Delage, Delahaye, Facel Vega... Et puis de faillites en rachats, les unes derrière les autres, ces marques se sont éteintes, très vite rejointes par Panhard ou Matra.

Mais quels étaient ces hauts de gammes français censés jouer les vaisseaux amiraux et redorer certains blasons décapités? Pendant de trop longues années, le losange devait se contenter de la R16, berline excellente, mais somme toute familiale avant d'oser R20, R30, puis R25, Safrane et Vel Satis... Aïe! Pour leur part les chevrons perduraient avec la DS, puis survivaient par la CX, XM et dernièrement C6... Tout cela n'était pas bien brillant. Enfin, le lion ne faisait pas mieux avec sa 504, puis 604 qu'il n'a jamais su vendre, 605 et 607 sans gloire. D'ailleurs, des 3 derniers "hauts de gamme" qui n'en sont pas (Vel Satis, C6 et 607), aucun n'a survécu et aucun remplaçant ne pointe à l'horizon de nos calendriers prévisionnels. Face aux productions étrangères européennes, une fois encore, dans ce domaine là comme dans bien d'autres, la France est à la ramasse. Alors qu'au delà du Rhin, non seulement les constructeurs ont conservé leur grande grande routière équivalente en mieux, A6, Série 5 et Classe E, mais cela fait belle lurette qu'Audi, BMW, Mercedes ont à leur catalogue respectif des modèles premium comme l'A8, la série 7 ou la Classe S.

Quand on pose la question aux constructeurs intéressés et qu'ils daignent
02/01/2012

Bonne année au facteur...

Coutume et tradition, l'heure est aux meilleurs voeux et aux souhaits les plus fous, aux ambitieuses résolutions et aux attentes les plus secrètes. Chacun, chacune y vont de leur litanie passionnée ou de leur devoir accompli, de leurs mots sincères ou de leur démarche fastidieuse. Bref, chaque année depuis des lustres, entre les fêtes de fin d'année et les soldes, et plus si affinités, les échanges d'amabilité vont bon train.

Les jolies cartes d'antan dont les granules dorées et les parfums vieillots se perdaient au fond d'enveloppes affranchies, laissent de plus en plus leur place aux sms sans saveurs ou aux mails groupés. Au fond, je me dis que ces petites cartes de voeux que nous recevions alors et qui chargeaient la besace des facteurs, me manquent parfois.

Je me souviens des réactions de ces facteurs se plaignant des surpoids de leur cargaison éphémère, de leurs conditions de travail difficiles et de tant d'autres récriminations de circonstance... J'en veux à ces facteurs qui n'ont pas su apprécier cette époque bénie où la Poste représentait un Service Public de qualité, très loin de l'usine à gaz de nos temps modernes. Ces facteurs ont disparu en même temps que les cartes de voeux, le courrier traditionnel, les catalogues de La Redoute ou des 3 Suisses. Et c'est bien là, le drame de l'ère de la mondialisation que certains nous disent incontournable, fantastique, prometteuse... pour qui?

J'en veux aux syndicats qui bloquaient les chaines de montage de notre industrie automobile et donnaient alors déjà envie aux clients de se tourner vers les modèles étrangers livrés en temps et en heure. La France, Pays des droits de l'Homme et Patrie de l'impasse sociale, a vécu, vaincue par une puissance patronale qui s'est adaptée et a préféré délocaliser ses activités vers des contrées moins
1 2 3 4 5 » ... 7