On nous expliquera sans doute, à l'approche des échéances électorales que telle ou telle chose n'a pas marché et toutes les excuses du monde se tourneront à l'avantage de ceux qui les avaient faites. Nous constatons, nous, que si la situation en matière de permis ne s'est pas améliorée, elle s'est en revanche fortement dégradée. La moyenne des candidats qui reçoivent chaque année la petite feuille rose reste bloquée à 56 % (avec 700 000 recalés) et l'embouteillage, voire même l'énorme bouchon qui se forme sur le pas de porte des auto-écoles commence à poser problème.
Si d'aventure vous ratez votre examen à l'approche du printemps, il y aura un rattrapage possible à l'automne et pour un deuxième échec, il faudra attendre l'été suivant et espérer partir en vacances avec le précieux sésame.
Donc, si vous aimez le covoiturage, le train ou l'auto-stop, pas de problème. Ce qui est, en revanche, dramatique, c'est d'habiter la campagne et de devoir se déplacer pour se rendre au travail car, comme chacun sait, il est aussi facile de prendre des transports en commun à la campagne que de se déplacer à dos de chameau au centre de Paris. Aujourd'hui, le papier rose est devenu indispensable à la survie, qu'elle soit personnelle ou professionnelle. Un autre constat dramatique, dans les salles d'examen du code de la route, on retrouve autant d'apprentis conducteurs que de conducteurs chevronnés venus ici réviser leurs gammes à cause de la répression aveugle décrétée, certes, dans la louable intention de faire baisser le nombre de victimes sur les routes mais également dans l'intention beaucoup moins avouée de renflouer les caisses de l'Etat.