Alpine Renault A 110 1800 Groupe 4 1/12 OttOmobile …
... alors là, chapeau !
Il est des jours comme ça, où le bonheur est à portée de mains. Un transporteur, une livraison, un colis à la rédaction et une surprise… agréable surprise à l’ouverture du paquet. Une Alpine, une berlinette… bleue, qui plus est à l’échelle généreuse du 1/12ème, magnifique au regard et au toucher… Que du bonheur !
EN PREAMBULE Il est des jours comme ça, où le bonheur est à portée de mains. Un transporteur, une livraison, un colis à la rédaction et une surprise… agréable surprise à l'ouverture du paquet. Une Alpine, une berlinette… bleue, qui plus est à l'échelle généreuse du 1/12ème, magnifique au regard et au toucher… Que du bonheur ! Et soudain nous reviennent à la tête toute une flopée de souvenirs, d'images, d'odeurs et de sensations… Pour un instant, grâce à la magie d'Ottomobile, la Berlinette de Jean Redélé revit, là…, sous nos yeux, séquence nostalgie… Il nous faut remonter au Salon de Paris 1961 pour découvrir cette évolution de l'A108, fruit d'une idée de génie de la part d'un géniteur passionné. Un châssis poutre acier, une ligne à couper le souffle, une carrosserie en fibre de verre-polyester et une flopée de pièces détachées empruntées aux voitures de grande diffusion, y compris les motorisations qui suivront les évolutions de la gamme Renault, de la R8 à la R16TX, de 1962 à 1978, une bien jolie légende… qui survit un demi-siècle plus tard.
IMPRESSION GENERALE Que du bonheur, nous l'avons dit ! Un grand merci à Ottomobile de nous gratifier d'une référence aussi surprenante qu'agréable. On savait que ce fabricant privilégiait l'échelle 1/18 avec des modèles français qui ont fait les beaux jours de la production automobile française des années 70 et 80. On connaissait globalement la qualité de leurs modèles réduits, le soin du détail, la peinture de qualité, les proportions respectées, les nombreuses pièces rapportées, les décorations et inscriptions fines et précises, même si on a toujours pesté sur l'absence de parties ouvrantes interdisant toute incursion d'espace intérieur, de moteur détaillé, histoire de poursuivre le rêve et l'illusion, mais l'emploi de la résine a ses exigences… On aimerait au moins les vitres baissées…
LIGNES EXTERIEURES La berlinette séduisait son petit monde par une ligne fluide et agressive, du style belle gueule racée qu'Ottomobile a reproduit avec fidélité. Recouverte de sa robe bleue métal Alpine particulièrement bien appliquée, le vitrage est claire, les enjoliveurs de vitres auraient mérité un chrome plus soutenu, moins mat et pour notre part, on aurait préféré le choix d'une A110 1600S par exemple qu'une groupe 4 plus orientée compétition, avec les ailes hyper bombées et les jantes Gotti X13 auxquelles je préfère les montes d'origine… Chacun ses goûts ! La face avant est splendide avec les batteries d'optiques fidèles au rendez-vous, les cabochons de clignotants issus de la Dyane… Très réussie ! A l'arrière, les feux de la R8 (celle de Renault, ne pas confondre avec Audi dont on se demande encore comment ils ont pu utiliser ce nom déposé ???), l'éclairage de plaque immatriculée 76, cela va de soi pour une dieppoise, le bloc antibrouillard, tout est à sa place y compris les écopes très réussies.
A L'INTERIEUR On ne va pas revenir sur les choses qui fâchent et on se contentera de deviner un intérieur bien né, avec les 2 baquets reproduisant un revêtement skaï d'époque et les ceintures harnais Sabelt, le volant 3 branches avec le superbe monogramme Alpine, les gros compteurs, le trip, le large vide poche devant le levier de vitesses et son pommeau Alpine, le frein main tiré ?, un lecteur de cartes utile pour les épreuves de nuit… 2 casques d'époques trônent dans cet habitacle où l'on devinerait pour un peu les vapeurs d'essence qui distillent, sans compter le 4 cylindres planté à l'arrière… Il y a même un arceau, Groupe 4 je vous dis, dommage !
SUR LA ROUTE La berlinette est un roman photo à elle toute seule. Assis presque sur la route, maintenu sérieux dans les baquets, les sensations sont toujours au rendez-vous que l'on se tortille (comme la caisse) tranquillement au soleil et que l'on met les gaz pour avaler les chronos. Solidement plantée sur ses 4 roues accrocheuses, l'Alpine tenait la route sans équivalence aucune. Une direction précise que certains jeunots d'aujourd'hui trouveraient probablement un rien virile, un freinage à l'emporte pièce d'une excellente efficacité, une puissance malgré tout mesurée, dépendante des mécaniques de série qui évoluaient chez Renault, mais un plaisir de conduite total et une tolérance qui nous a souvent pardonné quelques somptueux élans de générosité. Car, on vous parle d'un temps où la vitesse était libre, où les permis n'étaient pas à points, où l'essence n'avait pas encore atteint les limites du supportable, la vie était belle même si de temps à autres, déjà, pouvaient surgir des bois quelques képis affamés… les radars ne faisaient fort heureusement pas partie de notre culture au fond très soixante huitarde ! Quel talent, cette berlinette, qu'elle soit 1300G ou S, 1600 S ou SC et même SX pour les dernières, sans compter les premières 70 ou 100, 1500 ou V85… la liste est longue, mais le plaisir demeure total, encore aujourd'hui, d'où cet engouement pour notre berlinette
EN RESUME A quelques menues réserves près, mineures au demeurant, plus dictées par la passion Alpine qui nous habite que par la qualité du produit présenté, avouons tout de go que l'Alpine Renault A110 Groupe 4 au 1/12ème signée Ottomobile est une réussite totale et mérite une quantité impressionnante d'éloges. Démontrer, aujourd'hui, que pour 120 euros, on peut s'offrir une référence aussi prestigieuse est un pari qu'il n'était pas évident de gagner. Jeune fabricant, Ottomobile s'est rapidement fait une place dans ce microcosme fermé des fabricants de miniatures. Modèle après modèle, privilégiant les petites séries aux déferlantes industrielles, la résine au zamac, l'e shopping aux réseaux traditionnels de distribution, OttoMobile vient de franchir une nouvelle étape et pénétrer dans une nouvelle dimension, celle du 1/12ème jusque là réservée à quelques rares privilégiés. En optant pour la voiture française la plus mythique qui soit, le fabricant a misé juste. Des surprises comme celle-là, nous, on aime et on en redemande !
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